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La tentation

Mercredi 7 janvier 2009

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La tentation

Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que le Seigneur avait faits. Il demanda à la femme: « Est-ce vrai que Dieu vous a dit: Vous ne devez manger aucun fruit du jardin? »
La femme répondit au serpent: « Nous pouvons manger les fruits du jardin. Mais quant aux fruits de l’arbre qui est au centre du jardin, Dieu nous a dit: Vous ne devez pas en manger, pas même y toucher, de peur d’en mourir.
Le serpent répliqua: « Pas du tout, vous ne mourrez pas. Mais Dieu le sait bien: dès que vous en aurez mangé, vous verrez les choses telles qu’elles sont, vous serez comme lui, capables de savoir ce qui est bon ou mauvais. »
La femme vit que les fruits de l’arbre étaient agréables à regarder, qu’ils devaient être bons et qu’ils donnaient envie d’en manger pour acquérir un savoir plus étendu. Elle en prit un et en mangea. Puis elle en donna à son mari, qui était avec elle, et il en mangea, lui aussi.
Alors ils se virent tous deux tels qu’ils étaient, ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Ils attachèrent ensemble des feuilles de figuier, et ils s’en firent chacun une sorte de pagne.
Le soir, quand souffle la brise, l’homme et la femme entendirent le Seigneur se promener dans le jardin. Ils se cachèrent de lui parmi les arbres.
Le Seigneur Dieu appela l’homme et lui demanda: « Où es-tu? » L’homme répondit: « Je t’ai entendu dans le jardin. J’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché. » 
« Qui t’a appris que tu étais nu, demanda le Seigneur Dieu; aurais-tu goûté au fruit que je t’avais défendu de manger? »
L’homme répliqua: « C’est la femme que tu m’as donnée pour compagne; c’est elle qui m’a donné ce fruit, et j’en ai mangé. »
Le Seigneur Dieu dit alors à la femme: « Pourquoi as-tu fait cela? » Elle répondit: « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé du fruit. »
Alors le Seigneur Dieu dit au serpent: « Puisque tu as fait cela, je te maudis. Seul de tous les animaux tu devras ramper sur ton ventre et manger de la poussière tous les jours de ta vie.
Je mettrai l’hostilité entre la femme et toi, entre sa descendance et la tienne. La sienne t’écrasera la tête, tandis que tu la mordras au talon. »
Le Seigneur dit ensuite à la femme: « Je rendrai tes grossesses pénibles, tu souffriras pour mettre au monde tes enfants. Tu te sentiras attirée par ton mari, mais il dominera sur toi. »
Il dit enfin à l’homme: « Tu as écouté la suggestion de ta femme et tu as mangé le fruit que je t’avais défendu. Eh bien, par ta faute, le sol est maintenant maudit. Tu auras beaucoup de peine à en tirer ta nourriture pendant toute ta vie; il produira pour toi épines et chardons. Tu devras manger ce qui pousse dans les champs; tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, jusqu’à ce que tu retournes à la terre dont tu as été tiré. Car tu es fait de poussière, et tu retourneras à la poussière. »
L’homme, Adam, nomma sa femme Eve, c’est-à-dire Vie, car elle est la mère de tous les vivants.
Le Seigneur fit à l’homme et à sa femme des vêtements de peaux de bête et les en habilla.

Puis il se dit: « Voilà que l’homme est devenu comme un dieu, pour ce qui est de savoir ce qui est bon ou mauvais. Il faut l’empêcher maintenant d’atteindre aussi l’arbre de la vie; s’il en mangeait les fruits, il vivrait indéfiniment. »
Le Seigneur Dieu renvoya donc l’homme du jardin d’Éden, pour qu’il aille cultiver le sol dont il avait été tiré.
Puis, après l’en avoir expulsé, le Seigneur plaça des chérubins en sentinelle devant le jardin d’Éden. Ceux-ci, armés de l’épée flamboyante et tourbillonnante, devaient garder l’accès de l’arbre de la vie ».

La volonté divine Genèse 2.8/9 , 15/17

Le Seigneur Dieu avait planté un jardin au pays d’Éden, là-bas vers l’est, pour y mettre l’être humain qu’il avait façonné.

Il avait fait pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect agréable et aux fruits délicieux. Il avait mis au centre du jardin l’arbre de la vie, et l’arbre qui donne la connaissance de ce qui est bon ou mauvais.

Puis il avait établit l’homme et sa femme dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder. Gen.2.15

Avec cette recommandation : 

« Tu peux manger les fruits de n’importe quel arbre du jardin, sauf de l’arbre qui donne la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. Le jour où tu en mangeras, tu mourras. »

Alors paraît le tentateur, le serpent ancien, qui est le diable (calomniateur, accusateur, menteur) Satan, le méchant, le meurtrier, notre adversaire. 

Il vient avec une insinuation subtile et perfide, qui va semer le doute, une parole  empoisonnée, sa semence : Dieu a-t-il réellement dit ?

C’est son arme favorite !

Il sait que s’il peut introduire le doute dans le cœur, la partie est gagnée. Son but est de faire douter de Dieu   de sa vérité, de sa fidélité, de son honnêteté et surtout de sa parole.

Le diable connaît les points faibles de l’être humain et il les exploite. Il amorce la convoitise par la ruse, la séduction et le mensonge.

Il ne pouvait pas entraîner Ève sur le terrain direct du péché…Le mal lui était inconnu. Alors déguisé en serpent, Satan a utilisé le seul argument qui lui était possible :

La compréhension que Ève avait de ce que Dieu avait dit :  

«  Dieu a-t-il réellement dit ? As tu bien compris ce que Dieu a dit ? Interprète-tu bien ce que Dieu a dit ?  »

Aujourd’hui encore c’est un des terrains le plus exploité de malin : la manière dont nous interprétons les Écritures.

Pour s’en persuader, il n’y a qu’à regarder le nombre d’opinions, d’églises, de dénominations religieuses, différentes, opposées les unes aux autres sur leur compréhension réciproque des Écritures.

La Parole écrite de Dieu est le fondement de notre foi et Satan, qui le sait, s’efforce par tous les moyens d’ébranler notre foi en ce fondement. S’il ébranle les fondations, la maison s’écroule.

C’est ce qui s’est passé avec Ève et Adam. Ils ont failli dans leur confiance en ce que Dieu avait dit…Satan a réussi à les ébranler sur la certitude de ce qu’ils avaient compris de la Parole de Dieu…

Ensuite il a semé le doute dans leur cœur concernant la crédibilité de Dieu et de sa Parole.

Après avoir insinué le doute, le diable était dans la place et il a pu discréditer Dieu aux yeux d’Adam et d’Ève : 

« Dieu ment…vous ne mourrez pas … Il vous trompe parce qu’il sait que vous serez comme lui et il ne le veut pas …Dieu n’est pas juste ! »

Et enfin , il a fait miroiter les avantages du fruit de cet arbre mystérieux : la connaissance, le pouvoir, le plaisir. C’est la séduction du péché. 

Les trois ingrédients de la tentation peuvent alors être exploitées par le tentateur :

  • bon à manger : la convoitise de la chair par le plaisir. 

  • agréable à la vue : la convoitise des yeux, le désir de posséder 

  • précieux pour ouvrir l’intelligence : l’orgueil de la vie, l’ambition du pouvoir. 

Le processus de la tentation est toujours le même. 

1) la convoitise des yeux

2) la convoitise de la chair

3) l’orgueil de la vie, l’ambition… 

Lire 1 Jean 2.15 à 17 et Jacques 1.14 Une convoitise amorcé …

Le serpent séduisit Ève par sa ruse et elle se laissa égarer.  Il n’y a là rien d’étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. 2 Corinthiens 11.3,14 

On ne sait combien de temps a duré cette conversation dangereuse entre Ève et Satan et le résultat peut nous être difficile à comprendre  à cause de la situation privilégiée, dans laquelle se trouvaient l’homme et sa femme : un environnement de paradis, la présence de Dieu dans le jardin et son intimité avec eux. Il possédaient tout ce qui est souhaitable à l’harmonie et au bien-être de la vie terrestre.

Cependant la convoitise est née dans leur cœur, le désir de ce qui est défendu, qui paraît tellement bon.

Le premier péché a été un acte de désobéissance, à cause d’un manque de vigilance et de confiance assurée dans ce que Dieu avait réellement dit. 

Le diable menteur et calomniateur a ébranlé la foi d’Adam et Ève et les a entraînés à désobéir à la Parole de Dieu. 

En voici les conséquences : 

  • La première des choses que Adam et Ève ont connue, c’est l’inconfort de leur nudité, la honte d’être nus,  qui était pourtant une chose naturelle et normale, pour une conscience innocente. Mais leur conscience a soudain été culpabilisée et troublée,  à cause de leur désobéissance. Ils connaissaient le mal, mais ils ne pouvaient plus lui résister.

  • Ensuite est venue la sentence…Gen.3.14/19 (Le salaire du péché. Rom 6.23) La désobéissance d’un seul à produit la mort qui s’est étendue à tous les hommes parce que tous on suivi le même chemin. Romains 5.12

La création toute entière a été soumise au pouvoir du diable…Rom.8.20 – 1 Jean 5.19

En réfléchissant à ce qui précède, nous comprenons mieux la raison de toute la souffrance du monde, sans toujours pouvoir l’expliquer parfaitement.:

Cependant, dès le début Dieu donna aux humains une raison d’espérance. Genèse 3.15

Le fils de Dieu est Venu afin de détruire les oeuvres du diable.  1 Jean 3.8 …au prix de sa vie (la blessure au talon)

Par sa mort, le Seigneur Jésus-Christ a réduit à l’impuissance celui qui avait le pouvoir de la mort.

Hébreux 2.14 :  afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et de délivrer ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.  » (Traduction de la Bible TOB)

Jésus, la postérité de la femme, le nouvel Adam, a écrasé la tête (détruit le pouvoir) du serpent.

«   C’est ainsi que, par sa mort, il a pu écraser le diable, qui détient la puissance de la mort,et délivrer ceux que la peur de la mort rendait esclaves durant leur vie entière.  » (traduction Français Courant)

L’œuvre de la rédemption a été un acte de totale obéissance du Seigneur Jésus-Christ, par une confiance absolue à la sagesse de Dieu son Père. Héb.10.5/10

Romains 5.19 «  Par l’obéissance d’un seul beaucoup sont rendus justes  » , sauvés délivrés du pouvoir du diable (Actes 10.38 – 26.18, etc…).

Jésus a été tenté

Héb.4.15 il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

Le premier récit d’une tentation de Jésus se trouve dans les évangiles de Matt.4.1/11 – Marc 1.12/13 (une simple évocation) et Luc 4.1/13

Plusieurs pensées se dégagent de ces récits  :

  • Il était nécessaire que Jésus fut tenté. 

Heb.2.17/18 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

  • C’est le Saint-Esprit qui a conduit Jésus dans le désert, pour y être tenté par le diable, car il devait y remporter la victoire, là ou le premier Adam avait failli.

Notons aussi que Satan a tenté Jésus en essayant de semer le doute dans son esprit : SI tu es le fils de Dieu…

Le diable ne pouvait pas solliciter la convoitise intérieure du Seigneur car le péché n’état pas en Lui,  à l’inverse de notre nature habitée par le péché, par les passions et les convoitises qui combattent dans nos membres. (Lire :Rom.7.14/23 et Éphésiens 2:3)

Pour Jésus la sollicitation ne pouvait qu’être extérieure. Comme pour Ève, il fallait que Satan essaie de faire une brèche, qu’il provoque une ouverture, un accès , d’où la même tactique que dans le jardin d’Eden : l’insinuation du doute : «  Si tu es le Fils de Dieu !  »

Satan voulait, en faisant douter Jésus de son identité, le pousser à une démonstration inutile.

Il utilise toujours les mêmes méthodes : Si tu es…prouve le ! 

Le diable voulait amener le Fils de Dieu (qu’il connaissait !) à prouver son pouvoir, en sortant de la dépendance de son Père.

Nous remarquons la façon dont Jésus a fait face à la tentation : En se référant à la Parole écrite de Dieu : « Il est écrit » 

Lui, La Parole vivante et éternelle de Dieu, Lui qui était Dieu,  utilise comme un exemple pour nous, le recours fondamental dans la tentation : « Il est écrit ».

La Parole écrite de Dieu est l’épée de l’Esprit, une arme puissante et efficace contre les ruses du diable. Éphésiens 6.17

C’est important de constater que Jésus se réfère pour notre instruction à quelque chose de sûr : le texte écrit. 

Il nous laisse l’exemple à suivre. Les Écritures sont le critère par excellence qui nous permet de juger et de discerner sainement la qualité des choses. Elles sont toujours d’actualité…

Nous devrions peut-être nous arrêter un peu pour considérer l’importance des Écritures dans la façon de gérer notre vie.

J’ai souvent l’impression que pour certaines personnes la Bible a vieilli et ses enseignements ne correspondent plus à notre époque…

Il en a été ainsi pour toutes les générations, lorsqu’on étudie l’histoire de l’Église. C’est une autre forme de tentation du malin, une de ses ruses : « Dieu a-t-il réellement dit »

Nous voyons cependant qu’à chaque fois que des hommes et des femmes sont revenus à l’obéissance à la Parole de Dieu, il y a eu un renouvellement de la manifestation du Seigneur dans son Église. Ils ont cherché à remettre dans l’église des choses écrites délaissées.

Je suis persuadé que la Parole Écrite de Dieu a la réponse à toutes nos questions et à toutes les situations, à condition d’écouter son message.

Certes nous n’allons pas y trouver une prescription à la lettre pour savoir si nous devons suivre telle ou telle pratique du monde moderne…

Mais si nous recherchons attentivement la réponse de Dieu, dans sa Parole, nous découvrirons que le Seigneur, sous une forme différente de ce que nous attendons parfois, a des instructions pour chaque chose de notre vie et de la vie de son Église.

Un danger : se servir des Écritures pour conforter nos théories et nous donner raison.

Le diable a essayer de détourner la Parole de Dieu à son profit pour entraîner Jésus à la faute. Cela s’appelle : tordre le sens des Écritures…2 Pierre 3.16

Nous voyons aussi la tactique du diable dans le processus de la tentation :

Il se sert d’ un besoin naturel et légitime : Jésus eut faim…Mais le moyen d’y parvenir est une séduction et un mensonge que Jésus a discerné.

Pui il fait miroiter l’acquisition facile des royaumes de la terre, déjà promis à Jésus. Le raccourci que Satan propose est toujours le chemin de la facilité…UNE CONQUETE SANS SOUFFRANCES…mais cependant au prix d’un acceptation servile. C’est inacceptable pour le fils de Dieu.

Enfin prouver par une démonstration présomptueuse l’intervention surnaturelle de la providence de Dieu le Père envers son Fils…Tenter Dieu, le placer devant l’obligation d’intervenir…fondé sur une promesse des Ecritures, dont le diable va se servir, bien entendu d’une manière incorrecte…Se placer sciemment dans une situation dangereuse c’est tenter Dieu.

Toujours la même démarche : la convoitise des yeux : le désir de posséder, la convoitise de la chair : le besoin physique et l’orgueil de la vie : l’ambition

Enfin le tentateur est toujours à l’affût d’une occasion favorable. Dans d’autres circonstances le diable essaiera à nouveau de tenter Jésus. Il ne renonce jamais.

Le Seigneur nous donne les éléments pour résister lorsque nous sommes tentés : Veillez et Priez ! 

La tentation peut prendre des formes différentes : souffrances, épreuves, mauvais désirs, convoitises…etc. Mais son but est toujours le même nous entraîner dans la désobéissance à Dieu, nous éloigner et nous séparer de Dieu.

C’est la tactique des fauves prédateurs, isoler un animal du troupeau , l’éloigner de son refuge, pour mieux le capturer. Alors malheur au plus fragile, à celui qui est peut-être déjà handicapé ou à celui qui par esprit d’indépendance se tient à l’écart du troupeau.

Deut.25.17/18 Souviens-toi de ce que te fit Amalek pendant la route, lors de votre sortie d’Égypte, comment il te rencontra dans le chemin, et, sans aucune crainte de Dieu, tomba sur toi par derrière, («  sur tous ceux qui se traînaient les derniers, pendant que tu étais las et épuisé toi-même.  »)

Si Satan peut nous amener à sortir de la protection divine, il pense qu’il pourra alors mieux nous imposer sa loi et nous tenir sous son empire.

Ne laissez pas accès au diable. Veillez et priez afin de ne pas succomber à la tentation. 

Veillez !  la vigilance se pratique dans la lumière…C’est comme un homme qui éclaire son chemin avec une lampe pour voir où il met les pieds.

La Parole de Dieu est une lampe à nos pieds, une lumière sur notre sentier.  Psaumes 119:105

Nous passons beaucoup de temps à la manifestation de nos propres pensées, à établir nos programmes et nos projets. 

Proverbes 18:2 Ce n’est pas à l’intelligence que l’insensé prend plaisir, C’est à la manifestation de ses pensées.

Mieux vaudrait consacrer plus de temps à lire la Bible et à y découvrir les instructions divines pour notre vie, en demandant au Seigneur, l’aide de son Esprit pour ouvrir notre compréhension aux Écritures. Luc 24.45

Examinons maintenant un point faible qui est commun a tous : 

Le doute. Ce qu’il est, comment il naît dans le cœur. Lecture Jacques 1.5/8 

Comme à son habitude, Jacques est catégorique, il n’y a pas tergiverser…Celui qui doute ne doit pas s’imaginer recevoir quelque chose du Seigneur.

Doute ou Incrédulité ?

Qu’est-ce que le doute ?

Nous ne devons pas confondre le doute avec l’incrédulité… 

L’incrédulité, c’est le refus de croire…

Depuis la chute, l’humanité est « une race incrédule et perverse » (Mt 17.17) qui refuse de croire à  la parole de Dieu, et rejette même la pensée de son existence. 

Ps 53.1-4 L’insensé dit en son cœur: Il n’y a point de Dieu! Ils se sont corrompus, ils ont commis des iniquités abominables; Il n’en est aucun qui fasse le bien.
Dieu, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, Pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, Qui cherche Dieu.
Tous sont égarés, tous sont pervertis; Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul.

L’incrédule, qui ne croit pas, critique les promesses divines ou évalue la probabilité de leur réalisation. Genèse 3.4-5; Romains 4.20; 14.2

Ce n’est pas que l’homme soit ignorant ou incapable de croire. Dieu lui parle par la triple révélation de la nature, de la conscience et de l’Écriture (Rom. 1.18/21 – 2.14/15 – 2.17/20 – 2Tim. 3.16-17). 

Celui qui malgré cela se détourne du Seigneur est donc inexcusable Rom. 1.20; 2.1; 3.19. Il le fait en réalité parce qu’il « préfère les ténèbres à la lumière », car « quiconque fait le mal hait la lumière ». Jean 3.19-20

Jésus a reproché aux gens de sa génération leur incrédulité…Ils ne voulaient pas croire en lui.

L’incrédulité ne provient nullement de l’impossibilité de résoudre une foule de problèmes intellectuels. Son origine est morale et spirituelle.

Dans son orgueil, l’homme choisit délibérément de demeurer indépendant à l’égard de Dieu. Il ne veut pas quitter son péché, ou sa propre justice, et surtout il refuse d’abdiquer sa volonté rebelle.

Après avoir donné aux Juifs toutes les preuves désirables de sa divinité et de son amour, Jésus leur dit: 

« Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ». Jean 5.40

« Jérusalem, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants et vous ne l’avez pas voulu ». Mt 23.37

Les invités aux noces du fils du roi ne veulent pas venir, ils ne s’inquiètent nullement de l’invitation, certains même outragent et tuent les messagers royaux (Matthieu 22.3-6).

Marc 16:14 Enfin , il apparut aux onze , pendant qu’ils étaient à table et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur , parce qu ‘ils n’avaient pas cru ceux qui l ‘avaient vu ressuscité .

Thomas ne doutait pas seulement…Il était incrédule, il refusait de croire  »Je ne croirai pas ! » Alors Jésus lui dit « Ne sois pas incrédule, mais crois ! » Jean 20.25,27

Les hébreux refusèrent de croire ce que Dieu leur disait par Moïse : 

Hébreux 3:19 Aussi voyons-nous qu ‘ils ne purent entrer dans le pays de la promesse à cause de leur incrédulité .

L’incrédulité est si invétérée en notre nature déchue qu’on la trouve en principe chez tous, Jean 3.11, 32

L’homme naturel « ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui » 1Co 2.14

- Jésus est venu chez les siens, et les siens ne l’ont point reçu Jean 1.11 

- il n’a pas été honoré dans sa patrie (Mt. 13.57-58), 

- les chefs de son peuple l’ont rejeté Jean 7.48 ,

- ses frères même ne croyaient pas en lui (v. 5); j

- jusqu’à ses disciples, qui se sont montrés si souvent incrédules (6.60, 66; 20.24-29; Mt. 17.17)

  • La première manifestation de l’incrédulité est simplement négative: n’acceptant pas la parole du Seigneur, on s’éloigne de lui. Jean 1.5; 5.43; 6.66

  • Ensuite viennent les péchés variés Lu 15.12-13; Rom. 1.20-25 et la haine, car le témoignage du Christ trouble la conscience Jean 7.7; 15.24-25

  • Enfin, se manifeste la persécution qui, depuis les insultes et les voies de fait, va jusqu’à la mort. (Voyez-en la progression dans: Jean 7.7, 13, 20; 8.6, 47, 59; 9.22, 34, 41; 10.31; 11.53 (etc.).

L’incrédulité suscite son propre jugement, car celui qui refuse de croire se place en dehors de la grâce de Dieu, il s’exclut lui-même des promesses de Dieu.

En effet, Christ a porté sur la croix le péché du monde entier; il offre le pardon total à tous les hommes repentants Jean 1.29; 1Jo 2.1-2

Mais que peut-il donner à celui qui refuse de croire et rejette sa grâce?

« Celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu… et la colère de Dieu demeure sur lui » Jean 3.18, 36

Toute une génération d’Israélites périt dans le désert, parce qu’ils avaient refusé d’entrer en Canaan « à cause de leur incrédulité » Heb 3.17-19

LE DOUTE est différent de l’incrédulité. 

Jacques 1.6 car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre.

Douter, c’est remettre en question.

Le doute, qui est un acte de la raison, est fécond, en particulier dans le domaine des connaissances et de la recherche scientifique.

La Bible parle peu du doute, mais dans le N. T., le terme gr. diakrinô(=séparer; porter un jugement; faire la distinction de) est le plus fréquemment utilisé pour exprimer cette idée.

Le doute s’exprime en général par «  Est-ce bien vrai ?  ». Il prend naissance dans notre cœur.

Il commence avec nos premières questions sur l’existence de Dieu et s’étend à la véracité des Écritures, la réalité de notre salut ou l’origine des miracles et autres manifestations surnaturelles.

Nous ne devons pas confondre l’examen, l’observation des choses, la recherche de la vérité, la mise à l’épreuve des esprits, la prudence…etc, avec le doute.

Le doute se situe surtout au niveau de la PAROLE DE DIEU… Dieu a-t-il réellement dit ?

Nous pouvons être dans l’expectative au sujet de nous-mêmes ou des autres, mais à l’égard de Dieu, nous devons avoir une foi absolue.

  • La foi c’est une ferme assurance, une pleine conviction à l’égard de ce que Dieu dit, suivie de la mise en pratique de sa Parole

  • La foi c’est la confiance et l’obéissance envers Dieu, sans le doute Mt 21.21; Mr 11.23; Actes 10.20; 11.12

Abraham ne douta pas par incrédulité (Rom. 4.19-20).

Celui qui doute au sujet des promesses et des paroles divines est semblable « au flot de la mer que le vent agite et soulève ». Jacques 1.6

C’est un homme irrésolu et inconstant dans toutes ses voies. Jas 1.8

On voit que le doute est une espèce de mélange alternatif de foi et d’incrédulité, de oui et de non, l’inconstance, le flux et le reflux,  l’aller et le retour…

Il arrive que le croyant sincère doute Mt 11.2;Lu 24.11; Jean 20.25.

Nous l’avons déjà vu, semer le doute au moyen d’une parole trompeuse est une tactique favorite du malin.

Le doute est aussi un sentiment qui nous est naturel…Il peut être suscité par la suspicion, la méfiance, l’incompréhension ou la simple prudence.

Le doute c’est un combat entre le désir de croire et la difficulté à croire.

Abraham a connu ce combat, mais il a surmonté la difficulté en s’attachant à la fidélité de Dieu. Romains 4 .20/21,

Sara elle même surmonta le doute, ainsi que beaucoup d’autres parce qu’ils crurent à la fidélité de Dieu. Hébreux 11.11

Tous les grands hommes de Dieu ont eu à faire au doute, tous les croyants y sont confrontés.

Dans un certains sens il est nécessaire, car il nous oblige à nous situer, à prendre position.

Nous ressortons plus forts, plus affermis de ce combat lorsqu’il est victorieux. 

Esaïe 28:6, L’Éternel est une force pour ceux qui repoussent l’ennemi jusqu’à ses portes.

Jude 22. recommande aux chrétiens d’avoir pitié de celui qui doute.

Le désespoir est une forme de doute, car l’homme, qui s’écoute lui-même, ne compte plus sur Dieu.

Le doute, s’il n’est pas combattu énergiquement va engendrer murmures et discussions (Philippiens 2.14) ou contestation (1 Tim. 2.8: « dialogismos »  littéralement : deux paroles, hésitations, réticences).

Puis il laissera la place à l’incrédulité.

Les hommes et les femmes de foi ont dû surmonter le doute et vaincre dans ce combat en le repoussant comme un ennemi, jusque dans ses frontières. Es.28.6

La parole de Dieu est l’arme efficace contre le doute, car elle pénètre l’âme et l’esprit et juge les sentiments et les pensées du cœur. Hébreux 4.12

Abraham, Sara, Gédéon, David et les autres on surmonté leur doute en s’appuyant sur la fidélité de Dieu et en s’attachant fortement à ses promesses.

Dieu connaît la faiblesse et l’incapacité de notre nature, et il désire ardemment aider ceux qui lui apportent leurs doutes et leur manque de foi.

A Pierre qui s’enfonce dans l’eau et appelle au secours, Jésus tend la main en disant:

  »Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? » Mt 14.30-31

A Thomas qui s’écrie: « Si je ne vois… je ne croirai point », le Seigneur répond: « Ne sois pas incrédule, mais crois », en même temps qu’il le convainc de la réalité de sa résurrection.

 Jean 20.25, 27 . Il y a là une injonction à croire, un effort à faire pour chasser le doute et affermir notre foi… Esaïe 54:14 Bannis l’inquiétude, car tu n’as rien à craindre,

Nous pouvons aussi prier et dire: 

« Seigneur, je crois, viens au secours de mon incrédulité! ». «  Aide moi a surmonter mon hésitation à croire.  »

Nous parvenons alors à la victoire sur le doute pour atteindre aux glorieuses certitudes de la foi avec l’aide des Écritures et du Saint-Esprit, 1 Timothée 4.6/10 et 2 Timothée3.14/17 .

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