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Le feu du réveil

Mercredi 7 janvier 2009

imagesch.jpg  Charles Finney

Enseignement de Charles Finney Livre : Le feu du réveil
(Note de l’Editeur américain: Dans ce chapitre, l’auteur ne veut pas mettre à la seconde place le travail accompli pour sauver les âmes. Il ne dit pas qu’il ne faut l’effectuer que lorsqu’il n’y a rien d’autre à faire. Cette lettre veut au contraire démontrer que l’on doit tenir compte des obligations de ceux qui sont invités à ces réunions, afin de ne pas produire une opposition nuisible aux efforts de réveil.)

Dans mon avant dernière lettre, j’ai fait certaines remarques concernant les moyens utilisés pour produire un réveil. J’ai dit qu’il y avait deux extrêmes. Certains veulent obtenir un réveil par le seul moyen de longues séries de réunions ou d’efforts du même type. Tandis que d’autres sont opposés à l’emploi de tels moyens. J’ai discuté aussi quelque peu la tendance de certains chrétiens à concentrer presque tous leurs efforts pour obtenir un réveil sur une courte période de l’année, lorsqu’ils n’ont pas grand-chose d’autre à faire. Mais ils ne font rien ou presque rien le reste de l’année.

Après avoir rédigé cette lettre, il m’a semblé qu’elle pouvait être mal interprétée. J’ai décidé d’ajouter certaines remarques, et de les faire publier immédiatement après. Mais ,comme j’avais déjà écrit la lettre parue au précédent numéro, je n’ai pas pu réaliser tout de suite mes intentions.
Les remarques que je veux faire à présent peuvent être résumées ainsi:

1. Tout notre temps appartient à Dieu.

2. Tout travail que nous faisons est fait pour Lui.

3. Tout doit être fait en son temps.

Le dimanche a ses exigences particulières. Il en est de même du printemps, de l’été, de l’automne et de l’hiver.

Le Seigneur nous a demandé de travailler six jours, et de nous reposer le septième. En d’autres termes, tout notre temps doit être consacré à Dieu.

Il semble qu’à certaines périodes de l’année la plupart des gens aient plus de loisirs qu’à d’autres. C’est-à-dire que Dieu les occupe beaucoup moins dans les tâches qu’Il leur confie habituellement. Les agriculteurs, comme la plupart des gens, ont beaucoup moins de travail en hiver que pendant les autres saisons de l’année. Il est donc fort raisonnable, approprié, et sans doute nécessaire, d’employer tout notre temps, en de telles saisons, à une activité consacrée à la gloire de Dieu et au bien de Son royaume. En de telles saisons, il est bon de prévoir davantage de réunions, de passer plus de temps en prières et en visites, et de faire plus d’efforts pour la conversion des pécheurs et la sanctification des chrétiens. Ce ne serait pas le cas en des moments où Dieu nous appelle clairement à labourer, à récolter les fruits de la terre, ou à répondre aux autres obligations de notre existence. Nous devons accomplir nos obligations en toutes saisons. Cela nous permet de ne pas nous laisser accuser d’avoir une religion qui se limite à assister à de longues séries de réunions, ou qui n’est qu’une religion pour l’hiver ou les temps de vacances. Cela ne prouve pas nécessairement que nous avons une religion faite d’efforts spasmodiques et intermittents. Un chrétien qui va à l’église le dimanche, et qui travaille le reste de la semaine, comme Dieu le lui demande, ne prouve pas par cette attitude qu’il a une religion du dimanche. En réalité, un chrétien doit travailler toute la semaine pour la même raison qui le pousse à se rendre à l’église le dimanche, c’est-à-dire obéir à Dieu et Le glorifier. S’il ne le fait pas dans cet esprit, il n’a aucune religion véritable. On peut être tout aussi pieux et consacré à Dieu dans son travail que lorsqu’on se rend à une réunion! Sinon, nous n’avons aucune religion véritable.

Ainsi, le fermier, le marchand et l’ouvrier peuvent, et doivent, être tout aussi dévoués au Seigneur, tout aussi pieux et saints pendant les travaux de l’été que lorsqu’ils assistent à des séries de réunions pendant l’hiver. En réalité, nous devons tout faire pour Dieu, sinon nous ne faisons rien pour Lui. Si nous ne sommes pas poussés par la même motivation dans un cas comme dans l’autre, en n’ayant pour but que la seule gloire de Dieu, nous ne sommes absolument pas des chrétiens sanctifiés.

Il n’est donc pas du tout certain qu’une église soit égoïste, si elle organise des séries de réunions à des périodes de l’année où les responsabilités des chrétiens envers Dieu, leur pays, ou leur famille, ne les appellent pas à d’autres tâches. S’ils n’ont pas d’autres obligations dans l’oeuvre du Seigneur, qu’ils se consacrent à l’organisation de réunions. S’ils bénéficient de loisirs supplémentaires, qu’ils soient appelés à faire des efforts particuliers pour la conversion des pécheurs et la sanctification de l’Eglise. Cela est raisonnable et juste. Je ne vois pas comment l’on peut négliger cela sans pécher.

Cependant, il est vrai, et l’on doit le déplorer, que les périodes consacrées à de longues séries de réunions contribuent pour beaucoup à un développement spasmodique de la religion, ou du moins de ce que l’on appelle la religion. On ne peut donc pas dire que des chrétiens sincères se soient détournés de leur devoir en organisant des réunions à certaines périodes de l’année, tout en étant très occupés à autre chose à d’autres moments. Ils ont besoin de travailler de leurs mains, de prendre soin de leurs terres et de leur commerce, ou de servir Dieu et leur prochain dans leur métier.

Je veux donc que l’on comprenne clairement qu’il est naturel de s’occuper davantage du réveil à certaines époques de l’année, quand les saints et les pécheurs sont moins absorbés par les nécessaires affaires de la vie. Il est très naturel et très important que des efforts spéciaux soient faits à de telles époques, et que des réveils en découlent.

Quand on ne veut pas du réveil, il est donc tout-à-fait déplacé de s’opposer aux longues séries de réunions, car elles sont rarement programmées à des périodes de l’années où les gens sont très occupés. C’est ce qui est en fait très souvent pratiqué. Je recommande donc, comme je l’ai déjà fait dans une lettre précédente, que l’on fasse en permanence des efforts sensibles pour entretenir la flamme dans le coeur des chrétiens, pour s’opposer efficacement au royaume des ténèbres et pour convertir les pécheurs. Mais je supplie mes frères d’encourager aussi leurs églises à organiser des actions particulières et extraordinaires, chaque fois que les chrétiens auront accompli leurs obligations personnelles. S’ils peuvent alors avoir du temps libre, ils doivent le consacrer plus particulièrement à la grande oeuvre du salut des âmes.

imagesch.jpg  Charles Finney