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Une femme extraordinaire

Mercredi 7 janvier 2009

“Naomi dit alors à ses deux belles-filles : Allez , retournez chacune à la maison de sa mère ! Que l’Eternel use de bonté envers vous, comme vous l’avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi! Que l’Eternel vous fasse trouver [...]” Ruth 1:8-18

En ce jour, dédié aux mamans, j’aimerais, avec l’aide du Saint-Esprit, regarder avec vous le portrait d’une femme, et spécialement les caractéristiques élogieux de son cœur, de son âme et de son esprit!

Il y avait en cette femme quelque chose d’extraordinaire, quelque chose qui doit se trouver, non seulement dans la vie de toutes les femmes de notre communauté, mais de tous ceux que le Seigneur a appelés. On dit souvent : ce que femme veut Dieu le veut!

Qu’est-ce que cela veut dire? La femme serait-elle plus près de Dieu ? Connaîtrait-elle plus la volonté de Dieu ? Serait-elle à même de mieux servir Dieu? Il y a un domaine où personne (ni aucun homme) ne peut rivaliser avec la femme : c’est celui de la souffrance, car malgré la peine, le dur labeur, les exigences de la vie qui pèsent sur la femme, elle continue sa route ; il y a en elle, une détermination, un courage, une force intérieure qui se décuple spécialement lorsque le vent souffle!

Il est vrai que la Bible parle de la femme comme d’un vase fragile, un être beaucoup plus faible (sexe plus faible), mais cela n’a rien à voir avec une infériorité par rapport à l’homme. Ce que Dieu dit, c’est que la femme doit être entourée de plus de soin, d’attention, de douceur, d’amour, de gentillesse que l’homme. Vous la dites inférieure à l’homme ? D’après vous, qui est-ce qui s’est fait avoir dans le jardin d’Eden? L’homme.
Mais là n’est pas l’objectif de mon sujet.

1. LE BESOIN URGENT DE L’EGLISE

L’église aujourd’hui a besoin, c’est vrai, de réveil, de visitation, de plénitude etc. Mais ce dont nous avons besoin, c’est de plus de personnes de la trempe de cette femme Ruth! Des gens qui vont jusqu’au bout, qui ne se laissent pas abattre, qui acceptent de changer, de se soumettre, d’obéir, de se repentir, et quand je parle de repentance, ce n’est pas avoir une petite larme à l’œil, et de faire un bisou par-ci un bisou par -à!

Dieu n’a que faire du sentimentalisme et des émotions qui font frémir uniquement votre peau. Ce que Dieu veut, c’est que le cœur change, que les attitudes changent, que les paroles prononcées soient vraiment mises en pratique! Et L’église de Rouen ici, dans ce lieu, a besoin de Ruth, de caractère de ce type, et Dieu bénira!

a) IL n ‘y a pas de pression de la part de Dieu!
Dans cette histoire, nous voyons qu’une famille décide de quitter son pays, sa patrie, sa famille, son lieu de bénédiction à cause d’une famine (crise, difficulté…). Et pendant un moment ça va, ça marche, mais le vent tourne, la mort du Père, la mort des deux fils, et voici 3 femmes qui se retrouvent seules, veuves sans aucune espérance de joie, de bonheur futur.

Nous ne savons pas combien de temps cette famille est restée loin de chez elle, mais en tous cas, ces deux fils ont eu le temps de se marier avec des étrangères. Même si certains ne partent pas physiquement, spirituellement ils sont éloignés, il y a un obstacle, et ils font des alliances peu recommandables.

Naomi entend parler de la visitation dans son pays et décide de retourner vers les siens, là où Dieu est, là où il y a l’abondance. L’église est un lieu où Dieu répand sa bénédiction, et y manquer revient à se livrer à une mort certaine. Naomi ne fait aucune pression sur ses deux belles filles, elle leur offre de retourner vers leur pays, leur peuple, leur dieu.

Il n’y a aucune pression de la part de Naomi leur belle mère, aucun chantage, vous êtes libres, pourquoi rester auprès de moi ? Il n’y a plus d’espoir de mon côté.
Dieu ne fait aucune pression, il ne nous oblige pas à le servir, à lui être fidèle, il ne nous oblige pas à chanter des chants de consécration, ma vie enfin je te donne… Dieu ne fait aucune pression, il nous laisse libre du choix. Tu veux être libre, eh bien va, je ne te retiens pas!

b) Les réactions des deux femmes.

Ruth 1:10 :
Une femme extraordinaire   dans UNE FEMME EXTRAORDIAIRE Set elles lui dirent : Non, nous irons avec toi vers ton peuple.

C’est ici, il me semble, le sentiment et l’émotion, la politesse et la délicatesse qui parlent. Naomi bénit même leur départ: « Que l’Eternel use de bonté envers vous… que l’Eternel vous fasse trouver du repos. » Puis leur belle-mère leur montre que rien ne pourra relever leur descendance auprès d’elle!

A nouveau au verset 14, elles élèvent leur voix et pleurent. Puis il y a action, Orpa embrassa sa belle-mère! Mais Ruth n’embrassa pas sa belle-mère! Elle fit quelque chose qui va démontrer sa force de caractère, ce que Dieu aime! La Bible nous dit qu’elle s’attacha à sa belle-mère! Mes frères et sœurs, vous avez deux possibilités pour démontrer votre foi, votre zèle, votre croyance.

1. Le baiser de passage

2. L’attachement à la personne de Jésus.

Tout le monde peut donner le baiser, tout le monde peut verser des larmes, tout le monde peut sentir ses entrailles bouger, mais tout le monde ne peut pas s’attacher comme cette femme, qui plus est, en donnant l’explication de son attachement.

Combien sont nombreux les chrétiens qui font de temps en temps un petit bisou, au Seigneur, mais sans plus, et retournent dans leurs vieilles habitudes, retournent à leurs affaires. Vous rappelez-vous : « M’aimes tu? » Tiens, Seigneur, je te fais un bisous ce matin, tiens, on connaît des difficultés au travail, dans la maison, au niveau de la santé des nôtres, on va faire un petit bisou à Jésus à la réunion de prière!

Vous connaissez le baiser qui a précédé l’arrestation de Jésus? Regardez le baiser d’adieu d’Orpa, et elle part sans remords, sans même savoir si sa belle-mère va supporter le voyage, elle embrasse sa belle-mère et se détourne, se sépare, s’éloigne et retourne vers ses dieux!

Ruth s’attache à sa belle-mère, mais elle ne le fait pas d’une façon superficielle, non, elle s’attache fortement à elle. Il y a plusieurs mots hébreux qui expriment ce terme d’attachement.

DOVAK =  s’unir , SOPHAKH = adhérer, TSOPHAD = coller rapidement, sans perdre de temps, sans laisser le temps passer car il y a urgence, KHOZAK = s’attacher en fortifiant, en stimulant, en encourageant.

Comment vous attachez-vous au Seigneur? Un petit baiser, une petite offrande, une petite prière, un petit service de temps en temps, un petit effort car il y a une action à mener!

Connaissez-vous la réponse de Jésus à Judas :

Luc 22:48 :
S dans UNE FEMME EXTRAORDIAIREEt Jésus lui dit : Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme !

Réfléchissons un moment! Notre baiser pour le Christ est-il le moyen par lequel on veut se débarrasser de lui? Souvent, lors d’une conversation prolongée avec des personnes qui quelquefois nous fatiguent, on dit souvent :  »Bon, excusez-moi » il faut qu’on parte, et on les embrasse, c’est la meilleure façon, la plus rapide de se dégager!

Utilisons-nous le baiser de cette façon pour Jésus? Je vous rappelle que Jésus ne fait aucune pression sur vous, c’est votre parole qui vous lie à lui, je te suivrai partout, jusqu’au bout! 

Ruth s’attacha rapidement à sa belle-mère! Comme c’est étrange, c’est tout à fait anormal, c’est le contraire aujourd’hui, les belle-filles ne s’attachent pas à leur belles-mères et vice versa, ce n’est pas attacher, c’est attaquer!

2. ATTACHEMENT ET DETERMINATION=PERDUS DE VUE!

Ruth a la même possibilité de partir qu’ Orpa, mais Ruth veut aller plus loin, il y a dans son attachement une détermination, un feu qui brûle et que personne, pas même sa belle-mère ne peut éteindre.

Je prie le Seigneur que cet attachement et cette détermination qui pourraient très bien figurer dans une émission de télévision :  »Perdu de vue » se retrouvent aujourd’hui dans ce culte. Que le Saint-Esprit vienne dans toutes les vies de ceux qui ont donné un baiser au Fils de Dieu, et l’ont livré pour le monde, pour la famille, pour les loisirs, pour leur propre justice qui n’est autre que la démonstration de leur orgueil et de leur égoïsme.

La Bible nous exhorte à ne pas nous attacher aux choses d’ici-bas, mais aux choses d’en-haut. C’est un avertissement solennel, car il y a danger, si tu t’attaches à ce que tu aimes, ce qu’aime le monde, à ce qui t’influence dans le monde, alors tu seras tellement attaché à lui, que tu ne pourras pas t’en défaire et tu périras avec lui.

Comme l’illustration de l’aigle qui voit un agneau flotter sur l’eau : il plonge sur lui, il enfonce ses serres dans sa laine, mais au moment de s’envoler, le poids a doublé, la laine à gonflé, et il ne peut plus dégager ses serres qui sont prisonnières de la laine. La cascade est juste devant lui, et il tombe avec l’agneau et périt dans les eaux bouillonnantes.

Ils sont nombreux ceux qui s’attachent au monde, et donnent de temps en temps un bisou au Seigneur! Ruth non seulement s’attache à sa belle mère, mais elle déclare sa détermination, elle confesse son désir. C’est ce que Dieu veut dans cette église, avant de répandre sa bénédiction.

Ruth 1:16-18 :
SRuth répondit : Ne me presse pas de te laisser , de retourner loin de toi! Où tu iras j’irai , où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu; où tu mourras je mourrai , et j’y serai enterrée . Que l’Eternel me traite dans toute sa rigueur , si autre chose que la mort vient à me séparer de toi! Naomi, la voyant décidée à aller avec elle, cessa ses instances . [...] » suite

Quelle consécration, quelle décision, quelle détermination, quel engagement! Ce n’est pas ce que l’on dit aujourd’hui même dans l’église du Seigneur: « Où tu iras j’irai… « non c’est chacun son chemin, chacun sa vision, chacun sa direction, et lorsque l’on parle de la voie de Dieu, du chemin de Dieu, alors non seulement on ne s’attache pas, mais on se dresse contre!

« Où tu demeureras, je demeurerai… » Il y a là un attachement, une dépendance totale, une soumission, un abandon puissant. Ce n’est plus ma vie mais la tienne, ce n’est plus mon bonheur mais le tien! Ton peuple sera mon peuple! Le peuple de Dieu, la maison de Dieu, et j’y habiterai, je la fréquenterai, je m’y installerai, je m’y investirai.

« Ton Dieu sera mon Dieu »! Elle venait d’un autre peuple avec d’autres coutumes, d’autres cultes. Là, dans son attachement elle se détache de son ancienne vie, son ancienne culture, ses traditions…

« Là où tu mourras, je mourrai »! N’est ce pas une promesse de fidélité jusqu’à la mort…Et vous savez comment elle signe son attachement? Par ces paroles. Que Dieu me traite dans toute sa rigueur si autre chose que la mort vient me séparer de toi! En d’autres termes, que Dieu me frappe, me punisse, me châtie si je permets à quoi que ce soit de me séparer de Toi, excepté la mort!

Dans ses propos, Ruth sait où elle veut aller, et rien, aucune circonstance, personne ne pourra la séparer de sa décision.

Autre chose: découragement, déception, frustration, lassitude, impatience, injustice, contrariété, susceptibilité….Qui nous sépare? Qui nous fait renier notre parole? Qui nous amène à souvent donner un baiser, et dire Bye-bye Jésus, église, pasteur, service…

Avez-vous remarqué que dans la décision de Ruth il n’y a pas de conditions : »Je vais avec toi mais…. » Non! Pourquoi? Parce qu’elle s’était attachée corps, âme et esprit!
Où se trouvent cet attachement et cette détermination aujourd’hui?

Jésus, notre Seigneur, veut trouver dans notre vie, dans notre service, dans notre fonction, une telle détermination, un tel esprit de consécration, et que rien ne nous sépare de lui!

Dieu va récompenser cette femme ; en lisant la suite de l’histoire, on se rend compte que son attachement n’était pas si facile que cela : elle dut se baisser et ramasser la nourriture pour elle et pour sa belle-mère. C’est là la vraie consécration, non pas s’attacher à Jésus pour être bénie, mais s’attacher à Jésus et bénir les autres, les servir!

Elle se mit au service de sa belle-mère! Elle travailla pour leur survie! Elle obéit aux directives de sa belle-mère, et Dieu inclina le cœur du propriétaire en sa faveur. Dieu lui trouva un époux, Boaz qui acquit le droit de rachat. Ruth devint la grand-mère de David, et fut dans la généalogie de Jésus Christ.

Une femme extraordinaire nous donne aujourd’hui par le Saint-Esprit une grande leçon.
Quelle leçon! S’attacher, se donner, se livrer, être fidèle dans les petites choses et faire partie de la Famille du Fils de Dieu!

Peuple de Dieu, où en es-tu?

Baiser ou attachement? Vie Superficielle ou  vie de profondeur? Eloignement et oubli ou Engagement et renoncement?

Dieu regarde son peuple, Dieu regarde ses serviteurs, Dieu regarde ses musiciens, ses chanteurs, ses prêcheurs, ses prieurs, ses donateurs, et Il fait un tri! Il se servira uniquement de ceux qui ne lui donnent pas un baiser, mais qui se donnent entièrement!

Regardez à votre propre vie, à votre consécration, et sachez si ce matin vous lui donnez un baiser pour l’oublier, ou bien si vous le saisissez à bras le corps en vous attachant fortement à lui!

Que Dieu vous bénisse.