• Accueil
  • > Institut (cours) biblique en ligne (gratuit) leçons 4 : HERMÉNEUTIQUE

Institut (cours) biblique en ligne (gratuit) leçons 4 : HERMÉNEUTIQUE

 

etudiants.jpg

HERMÉNEUTIQUE

    Le mot Herméneutique vient du grec    ‘ermhneuw (hermeneuô) qui signifie expliquer, interpréter, traduire.
 Il désigne la science qui établit et classe les principes, les règles et les méthodes par lesquels on s’assure du sens d’un texte.
[Herméneutique = “ interprétation des textes, des symboles ”. (Dictionnaire Robert).]
     L’herméneutique biblique est l’herméneutique limitée à l’interprétation de la Bible. C’est par conséquent la science qui établit et classe les principes, règles et méthodes par lesquels le sens des Écritures est déterminé.
 

  Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme qui a fait ses preuves,
en ouvrier qui n’a point à avoir honte,
parce qu’il transmet correctement
la Parole de vérité.

2Tm 2 v.15

     Vous allez donc aborder l’étude de

L’INTERPRÉTATION (correcte) DES ÉCRITURES
Ou  COMMENT COMPRENDRE la BIBLE (correctement)    C’est une étude fondamentale ! Il est en effet essentiel :

 1° de ne pas être conditionné par des interprétations traditionnelles qui sont, en fait, souvent étrangères à la pensée de l’Auteur du Livre des livres, le Saint-Esprit. 2° d’être solidement établi sur le fondement des Écritures, afin de ne pas « être emporté à tout vent de doctrine ».

Suivez attentivement les explications du manuel, en lisant les textes cités dans votre Bible. Si possible, utilisez plusieurs versions fidèles au texte original (version Darby ; version Segond révisée en 1978, dite  » à la colombe « , avec notes.Quelques conseils pour commencer l’étude :
    Lisez attentivement les explications en recherchant les passages bibliques indiqués.
    Faites les exercices au fur et à mesure que vous progressez.
     Pour cela, écrivez vos réponses dans un cahier et vérifiez-les ensuite à l’aide des corrigés d’exercices.. !

     Le CHAPITRE 8 : APPENDICE est à lire pour votre documentation.
______________________

    Lorsque vous serez parvenu à la fin de cette étude, effectuez une révision de l’ensemble de l’étude.
    Demandez ensuite le Test pour évaluation.
    Vous pouvez obtenir une brochure contenant cette étude en la demandant à l’adresse suivante:

   Enseignement Biblique à Distance
   B.P. 13598
   31035 TOULOUSE CEDEX 1 (France)

ou, par courriel à :
           cours-biblique…


TABLE DES MATIÈRES1. INTRODUCTION

    1. 1.L’INTERPRÉTATION de la PAROLE de DIEU (HERMÉNEUTIQUE)
    1. 2.La NÉCESSITÉ de COMPRENDRE la PAROLE de DIEU .
    1. 3.L’IMPORTANCE d’une INTERPRÉTATION CORRECTE des ÉCRITURES
   1. 4. Les DISPOSITIONS de  CŒUR  FAVORABLES à une SAINE INTERPRÉTATION des ÉCRITURES
   1. 5. PRINCIPE FONDAMENTAL de l’HERMÉNEUTIQUE BIBLIQUE
 

2. RÈGLES D’INTERPRÉTATION

    2. 1. Première Règle: S’assurer du SENS DES MOTS
   2.1.1. Un mot a plusieurs sens
   2.1.2. Synonymes
   2.1.3. Différentes étendues du champ sémantique d’un mot
   2.1.4. Figures de rhétorique
   2.1.5. Expressions idiomatiques
   2.2. Deuxième Règle: Le contexte de LA PHRASE
    2.3. Troisième Règle: Le contexte du PARAGRAPHE
   2.4. Quatrième règle: Le contexte du LIVRE
   2.5. Cinquième règle: Les Textes Parallèles
   2.5.1. Parallèles de mots (principe des Bibles « à parallèles »).
   2.5.2. Parallèles d’idées (principe de la Bible Thompson).
   2.6. Sixième Règle: Parallèle de l’enseignement général des Écritures3. EXERCICES D’APPLICATION

4. INTERPRÉTATION des PARABOLES

5. INTERPRÉTATION des SYMBOLES de l’APOCALYPSE

6. INTERPRÉTATION des TYPES (TYPOLOGIE)

7. HÉBRAÏSMES

8. APPENDICE: L’HERMÉNEUTIQUE BIBLIQUE
 par W. H. Beuttler
    8.1: NATURE DE L’HERMÉNEUTIQUE
    8.2. NÉCESSITÉ DE L’HERMÉNEUTIQUE BIBLIQUE
    8.3. LES ORIGINES DE L’HERMÉNEUTIQUE
       1: L’HERMÉNEUTIQUE JUIVE.
       2: DÉTÉRIORATION DE L’INTERPRÉTATION.
       3: ORIGINE DE LA TRADITION JUIVE.
       4: CRITIQUES CONTRE LA TRADITION JUIVE.
   8.4. L’INTERPRÉTATION DE LA BIBLE AU COURS DES SIÈCLES
       1: DÉVELOPPEMENT DE DIVERSES MÉTHODES d’INTERPRÉTATION
       2: NATURE DE CES MÉTHODES d’INTERPRÉTATION
            1) La méthode allégorique
            2) La méthode mystique
            3) La méthode autoritaire
            4) La méthode logique
            5) La méthode piétiste
            6) La méthode rationaliste
            7) La méthode naturaliste
            8) La méthode morale
       3: EFFETS DE CES MÉTHODES D’INTERPRÉTATION
    LEÇONS TIRÉES DE CES MÉTHODES D’INTERPRÉTATION

CORRIGÉS d’EXERCICES


PRÉFACE     Le premier pas de l’exégèse consiste à acquérir une saine compréhension du texte. C’est cet objectif primordial que nous visons dans cette étude. L’exégèse historico-culturelle, puis l’application pourront alors se développer à partir de là, sur une base saine.
[ Exégèse = “ interprétation philologique, historique ou doctrinale d’un texte dont le sens est obscur. Par extension : commentaire détaillé, analyse d’un texte ”. (Dictionnaire Robert).]

 La division du texte biblique en chapitres et en versets est due à un Français, Robert Estienne, imprimeur ami du roi François Ier (Bible en français publiée en 1553). Si cette division du texte présente l’avantage d’un repérage facile et rapide des textes, elle présente l’inconvénient d’établir l’idée que la Parole de Dieu est un assemblage de petites unités indépendantes. Trop souvent des doctrines ont été développées à partir d’une expression ou même d’un mot sorti de son contexte.

 Par ailleurs, l’engouement pour l’interprétation allégorique a souvent conduit à des développements tout à fait étrangers à la pensée originale des auteurs inspirés. (Voir en annexe: L’interprétation de la Bible au cours des siècles. ).

     La méthode d’interprétation présentée ici s’inspire dans ses grandes lignes du livre « Herméneutique » par Éric Lund et P.C. Nelson.
    Nous avons tiré de nombreux exemples d’application de l’expérience de plusieurs années de ministère d’enseignement dans les pays francophones autour du monde. Cette méthode herméneutique s’appuie sur les principes de la pensée logique et de la linguistique, et s’applique donc aussi bien aux textes originaux (hébreu, araméen, grec) qu’aux traductions en français ou en langues vernaculaires.
     Elle se révèle à l’usage d’une grande efficacité pratique pour résoudre de nombreuses difficultés rencontrées par le lecteur de la Bible.
    Notre prière est qu’elle soit, par la grâce de Dieu, un moyen de bénédictions abondantes pour tous ceux qui aiment la Vérité et qui veulent être fidèles à la Parole de Dieu.

Jean Ollé.


    INTRODUCTION1.1. L’INTERPRÉTATION de la BIBLE  (HERMÉNEUTIQUE)

Lisez attentivement ce paragraphe 1.1  en vue de répondre aux questions suivantes :

         Que signifie «  Interpréter la Bible «  ?
         Quel est l’objectif de l’herméneutique biblique ?
 

   Interpréter la Bible, c’est chercher à comprendre correctement le message de Dieu,
puis le traduire fidèlement, c’est à dire communiquer sa signification.

    Interpréter la Bible, ce n’est pas donner un sens particulier ou tendancieux :
2P 1/20: « Aucune prophétie de l’Écriture ne peut être l’objet d’interprétation particulière » litt.: n’est de sa propre explication.

    Interpréter la Bible, ce n’est pas donner un développement fantaisiste, personnel, original, (ce qui est le sens particulier de l’interprétation dans le domaine artistique).
Dieu condamne ce genre d’interprétation humaine:
« C’est bien en vain que s’est mise à l’œuvre la plume mensongère des scribes » (Jr 8/8).

    Malgré cet avertissement, les commentateurs de la Torah [les cinq livres de Moïse], ont développé des explications, des interprétations et des commentaires qui ont été mis par écrit dans le Talmud.   On sait que l’Hébreu n’écrit que les consonnes. Un groupe de consonnes peut donc avoir une série de significations diverses, selon les voyelles qu’on intercale entre les consonnes. 
    Le Talmud est constitué précisément par la pluralité des interprétations données à la Torah. Il cherche à interpréter le texte de la Torah de telle sorte que la parole qu’il contient soit comprise dans tous les sens possibles.    [Aujourd'hui, la Cabale désigne en général la dimension cachée, "ésotérique", mystique, de la tradition juive...
Les cabalistes pensent que sous le texte explicite (de la Torah) court un texte caché.
Jean Bottéro, La plus belle histoire de Dieu, p.73 ]

    Les  cabalistes cherchent à dégager le texte caché d’après la valeur numérique des lettres.

   Pour les chrétiens, l’interprétation de la Bible ne présente pas du tout les mêmes problèmes : l’interprétation de l’Ancien Testament nous a été donnée par Jésus lui-même et par les Apôtres, inspirés par le Saint Esprit de la Pentecôte. 
    En outre, la doctrine de l’Evangile a été écrite en grec, langue qui utilise des consonnes et des voyelles ; les mots sont donc explicitement formulés. Les textes du Nouveau Testament canonique ne peuvent donc faire l’objet d’interprétations arbitraires, comme les scribes ont pu le faire pour le texte hébreu de la Torah.
   « Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux. »

  2Pi 1/16

     L’apôtre Paul recommande au pasteur Tite de veiller à ce que les fidèles  » ne s’attachent pas à des spéculations juives et à des commandements provenant d’hommes qui se sont détournés de la vérité. » Tite1/14 
       Malheureusement, l’histoire de l’Eglise montre que certaines traditions chrétiennes ont été influencées par les méthodes d’interprétation judaïques, entre autres par l’interprétation allégorique. (Voir ci-après).

Deux types de lecture en vogue.
        L’intellectualisme réformé  a laissé les sciences humaines ( philo, psy, critique textuelle, etc… ) imposer leur vision du monde et de l’âme humaine, leurs concepts et leur autorité. Ce sont elles qui filtrent et réinterprètent le message de la Bible. La question est alors posée de l’autorité que l’on confère à telle parole….
Une lecture “ symboliste ” revient très fort dans certains milieux charismatiques. On y développe surtout des sens seconds du texte. On lira ainsi tout événement comme une parabole : la sortie de prison de Pierre représentera l’avènement d’une Église nouvelle. Le texte biblique peut être lu à divers niveaux ( Paul le fait avec l’histoire d’Agar, par exemple ) mais le symbolisme, quand il n’est pas au service direct des fondamentaux de la foi chrétienne, devient artificiel, subjectif, ésotérique.
        La lecture allégorique a toujours existé et les Pères de l’Église la connaissaient bien. Mais elle avait dégénéré au Moyen-Âge avec un ensemble de symboles, de références, de codes cachés, avant que les Réformateurs ne remettent un peu d’ordre.

( article non signé ).  Christianisme Aujourd’hui, Oct 2006

Sous le titre “ Dépasser une lecture immédiate de la Bible

      Interpréter la Bible, ce n’est pas adapter le message aux circonstances, ou dans un sens qui nous convient:

« Nous ne falsifions pas la Parole de Dieu, comme font plusieurs. » (2Co 2/17).
« Nous n’avons point une conduite astucieuse et nous n’altérons point la Parole de Dieu » (2Co 4/2).

Un texte ne peut signifier aujourd’hui ce qu’il n’a jamais signifié dans le passé ! ni dans la pensée de l’auteur inspiré !
“ Par [l'Évangile] vous êtes sauvés si vous le retenez dans les termes où je vous l’ai annoncé  ”1Co 15/2.

 « Le véritable sens du texte biblique pour nous est le sens que Dieu lui a donné à l’origine, quand sa Parole fut prononcée.»
[Gordon Fee et Douglas Stuart, (Un nouveau regard sur la Bible, p. 22).]

    Interpréter la Bible, ce n’est pas deviner une signification secrète, codée:
Le message de Dieu a été donné pour être compris
(Pr 8/8,9) :

« Il n’y aura rien d’équivoque ni de retors dans mes paroles »,

         ( Semeur)

« Toutes les paroles de ma bouche sont justes, elles n’ont rien d’astucieux ni de pervers;
Toutes sont claires pour celui qui est intelligent, et droites pour ceux qui ont trouvé la connaissance ».

(Segond révisé)

La Bible n’est pas un « livre scellé »  :   « Car ce que nous vous écrivons dans nos lettres ne veut pas dire autre chose que ce que vous pouvez y lire et y comprendre. Et j’espère que vous le comprendrez pleinement ». (2Co 1/13) (Semeur)    Interpréter la Bible, ce n’est pas traduire oralement “au pied levé” et approximativement.
  »N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur. » (Pr 30/6)


« Notre devoir est de découvrir le sens clairement exact du passage examiné, tel qu’on peut le déterminer par l’usage des mots, de la construction grammaticale et du contexte. »
[Torrey, Ce que la Bible enseigne, p.94.]

    La Bible elle-même nous avertit qu’il est important de « comprendre » correctement le message que Dieu nous adresse au travers des auteurs qu’il a inspirés.

Hé 5/11: « Des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre« .Mc 4/34: « Il (Jésus) expliquait*  tout à ses disciples ».
[ Le mot grec a la même racine que le mot herméneutique..]

Lc 24/27: « Il (Jésus) leur expliqua* dans toutes les Écritures ce qui le concernait ».
[ Le mot grec a la même racine que le mot herméneutique..]

Remarque : Comprendre implique davantage qu’une simple connaissance. Comprendre signifie incorporer la Parole de Dieu à notre vie, l’intégrer dans notre conception du monde:  « J’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche ». Jb 23/12b.

Comprendre, c’est donc accepter de modifier nos préjugés culturels en fonction de la révélation que nous apporte la Bible dans tous les domaines de notre conception du monde et de la vie.En conclusion de ce paragraphe, notons et retenons que:
 

   L’herméneutique biblique a pour objectif,
·  non pas de nous révéler une signification secrète des Écritures,·  mais de nous permettre de comprendre sainement le message que Dieu a adressé aux hommes au travers des auteurs inspirés de la Bible. 
· puis le traduire fidèlement, c’est à dire communiquer sa signification. .

1. 2. La NÉCESSITÉ de COMPRENDRE la PAROLE de DIEU

Lisez attentivement ce paragraphe 1.2 en vue de répondre à la question suivante :
 Est-il important de comprendre la Parole de Dieu,
ou bien est-il préférable de l’accepter avec foi sans comprendre ? Mc 12/24: « N’êtes-vous pas dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu ».
 Es 56/10,11: Reproches aux mauvais bergers « sans intelligence », « qui ne savent rien comprendre« .
 Né 8/8, 12, 13: La parole de Dieu agit dans les cœurs quand elle est comprise.
 Dn 9/22,23: « Je suis venu maintenant pour ouvrir ton intelligence… Sois attentif à la parole, et comprends la vision! ».

Dans Mt 13/13-23: Jésus rappelle d’abord le processus qui conduit aux bénédictions divines:
 

compréhension    conversion >    guérison (salut).

          Ensuite, par la parabole du semeur (v. 18 à 23), Jésus enseigne que:

  • lorsqu’un homme écoute la parole et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur.
  • lorsqu’un homme reçoit la parole avec joie, mais sans l’approfondir (lorsqu’il n’y a pas d’assimilation personnelle), le manque de persistance, les soucis de la vie, la séduction des richesses l’empêchent de porter du fruit.
  • au contraire, chez celui qui entend et « comprend« , la parole porte du fruit en abondance.

 1. 3. L’IMPORTANCE d’une INTERPRÉTATION CORRECTE des ÉCRITURES.

    Lisez attentivement ce paragraphe 1.3 en vue de répondre à la question suivante :
 Comment Satan peut-il utiliser la Parole de Dieu pour tromper les croyants ?Jésus donne cet avertissement en faveur d’une saine interprétation des Écritures :
Lc 11/34 : “ Lorsque ton eil est en bon état, tout ton corps est éclairé… prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres ”.

Lire la Bible n’est pas suffisant :
Ac 8/30: « Comprends-tu ce que tu lis ? » (Le besoin d’être guidé).
Ac 8/31: « Comment le pourrais-je si quelqu’un ne me guide ? »(exégèse).
v. 34: « De qui le prophète parle-t-il ainsi? est-ce de lui-même ou de quelqu’un d’autre? » (herméneutique).

 Lors de la tentation de Jésus, le diable lui dit: « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas, « car il est écrit »…» et il cite le Ps 91, v. 11 et 12.*
Jésus ne cède pas à la provocation et ne tombe pas dans le piège: Satan l’incitait à faire une application erronée de l’Écriture (en se mettant lui même en danger).
Jésus répond : “ Il est aussi écrit… ”  ( Mt 4/17 ). Jésus déclare que ce serait « tenter le Seigneur Dieu », faute dénoncée dans Dt 6/16: « Vous ne tenterez pas l’Éternel, votre Dieu, comme vous l’avez tenté à Massa ».
 

La promesse de protection du Ps 91 n’est pas inconditionnelle et absolue: elle n’est plus valable lorsque l’homme s’est mis en danger lui-même pour contraindre Dieu à se manifester. 
C’est cela « tenter Dieu ». 
Cf. Ex 17/2-7; Ps 78/18, 41.

 Le sens d’un passage de l’Écriture est déterminé (« interprété ») par d’autres passages de l’Écriture, qui l’éclairent ou en limitent la validité.

     On peut donc être entraîné dans des fautes graves par une interprétation incorrecte des Écritures. C’est ainsi que beaucoup de fausses doctrines se sont répandues parmi le peuple de Dieu, qui sont basées sur un passage des Écritures mal interprété.
  »Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons » (1Tm 4/1).
    Et l’apôtre Pierre dit : « les personnes ignorantes et mal affermies  tordent le sens des Écritures pour leur propre perte » (2P 3/16).

Pour tout serviteur de Dieu, il est donc de la plus haute importance de « dispenser droitement la Parole de Vérité » (2Tm 2/15) : «   Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité « 
    Cf. Ml 2/7 : “ Les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, parce qu’il est un envoyé de l’Éternel ”
Voir aussi Pr 22/17 à 21 “ qu’elles (les paroles des sages) soient toutes présentes sur tes lèvres, afin que ta confiance repose sur l’Éternel…  afin que tu répondes par des paroles vraies ”...

1. 4. Les DISPOSITIONS de CŒUR  FAVORABLES à une SAINE INTERPRÉTATION des ÉCRITURES.

Lisez attentivement ce paragraphe 1.4  et notez bien quelles conclusions pratiques s’en dégagent.

    1. Respect et Humilité.
    2Tm 3/16: « Toute l’Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice ».
    1Th 2/13: « Vous l’avez reçue, non comme la parole des hommes,
    mais comme elle l’est véritablement, comme la parole de Dieu,
    qui agit en vous qui croyez »
    Es 66/2 b: « Voici sur qui je porterai mes regards:… sur celui qui craint ma Parole »2. Ouverture d’esprit.
    Lc 24/45: « Il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprennent les Écritures. »
    1Co 2/14: « L’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’esprit de Dieu,
     car elles sont une folie pour lui,
     il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge ».
    2Co 3/14-16: « Ils sont devenus durs d’entendement, car jusqu’à ce jour le même voile demeure… mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté ».
    N’ayons pas de préjugés, de position a priori, ni de blocage sur une conception acquise.3. Amour de la vérité.
    Ac 17/11 : « … pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (et pas seulement agréable!)
    Ps 119/103 : « Que tes paroles sont douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche! »,
    v.127 : « C’est pourquoi j’aime tes commandements, plus que l’or, même que l’or fin « ,
    v.129 :« Tes préceptes sont merveilleux: C’est pourquoi mon âme les garde » ,
    v.162 : « Je me réjouis de ta promesse, comme celui qui trouve un grand butin ».

    4. Objectivité.
    L’interprétation ne doit pas se faire en fonction des personnes.
    Mal 2/9 : “ vous avez égard à l’apparence des personnes quand vous interprétez la loi ”.

    5. Patience.
     « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venbu, l’Esprit de Vérité, Il vous conduira dans toute la vérité. » (Jn 16/12 et 13).
      »Sonder les Écritures », comme le mineur qui cherche le minerai (Jn 5/39; 1P 1/10, 11).
    Il faut donc s’appliquer à une étude constante, pour comprendre de mieux en mieux.

1. 5. PRINCIPE FONDAMENTAL de l’HERMÉNEUTIQUE BIBLIQUE:

La Bible s’explique par elle-même (elle est son propre interprète).
C’est le principe de « l’analogie de la foi« . On peut l’énoncer en ces termes :
 

La Bible s’explique par elle-même (elle est son propre interprète). 
Les enseignements qui sont donnés dans divers passages des Écritures se complètent les uns les autres harmonieusement, chacun révélant un aspect différent de la vérité.

Ce principe a été rappelé par Pierre (2P 1/20) :« Avant tout, sachez qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être l’objet d’interprétation particulière « .
Pas d’interprétation particulière d’un verset isolé, indépendante de l’ensemble du message de la Bible.

cf. Lc 24/27: « (Jésus) leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait… »

Ce principe a été remis en honneur par les Réformateurs, Luther, Calvin, etc… dans la formule “ Sola Scriptura ”.

Remarque :
Par conséquent, l’interprétation correcte de la Bible ne vient pas des autorités religieuses :
le Pape *,  les Témoins de Jéhovah, un “ docteur ” un “ prophète ” quelconque.
 

 * 
        « l’Église Catholique Romaine a prétendu posséder la pensée de Christ et du Saint-Esprit dans ses enseignements magistraux, si bien qu’elle était capable de rendre claires les doctrines obscures. 
        Les Réformateurs ont rejeté la prétention de l’Église Romaine de posséder le don de la grâce et l’illumination pour connaître les enseignements de l’Écriture ».

 [ Bernard Ramm (Protestant Biblical Interpretation, p 104). ]


        « l’Église catholique romaine a toujours accordé une grande importance aux notes explicatives. Son but a été d’empêcher les interprétations arbitraires., afin de préserver l’unité…
Aujourd’hui, l’Église catholique émet des réserves surtout quant à l’interprétation fondamentaliste. Elle craint que sur la base de la foi en l’inspiration littérale de versets isolés, sans tenir compte du témoignage général de la Bible, on en arrive à ériger arbitrairement certains passages en prescriptions légalistes ou en dogmes ayant pleine autorité.
… pour l’Église catholique romaine, l’Écriture ne peut être expliquée que dans l’Église, et par l’Église, c’est à dire par le magistère, par le collège des évêques et, à leur tête, le pape. 
(Vatican 2, Constitution sur la révélation divine, § 10) ».

[Félix Tschudi (Cahiers de Traduction Biblique n°16, p.7)]

p.ex. l’interprétation de « naître d’eau et d’esprit » dans « Le Livre ».
Une note dit : « Allusion au processus normal de la naissance humaine, en particulier à la perte des eaux ».
     Certains pensent que l’expression “naître d’eau” est une référence au baptême. »
(Il faut plutôt faire le rapprochement avec Ez 36/25-27: voir plus loin, 5ème règle, parallèle de mots).

L’interprétation correcte de la Bible ne vient pas non plus d’un dictionnaire biblique qui révélerait le sens caché des mots.

Attention!
L’étymologie est souvent illusoire car en général les mots ne sont  plus employés dans leurs sens d’origine.
 

    “ L’étymologie n’est pas un guide permettant d’accéder à la valeur sémantique* des mots. C’est à partir de l’usage courant et non à partir de la dérivation que cette valeur doit être établie ”.

James Barr, Sémantique du langage biblique. 1971. 
Ed. du Cerf (Paris).

(* Valeur sémantique = signification particulière d’un mot dans un contexte donné)

p.ex. toilette (vient du mot toile) était une petite toile qui servait à laver le visage.
    Actuellement, le mot n’a plus cette signification , mais il en a d’autres…
(L’une de ces significations du mot toilette a pour équivalent dans la Bible l’expression idiomatique « les lieux secrets » (Mt 15/17; Mc 7/19).
 

     « Les exégèses basées sur l’étymologie des mots, si attrayantes qu’elles soient pour l’homilétique populaire, sont à rejeter….
… En signalant un abus qui se réclame volontiers d’un savoir linguistique, (il convient) d’affirmer à la suite de F. de Saussure que lorsqu’il s’agit de déterminer la contribution sémantique d’un mot au sens d’un texte, biblique ou autre, seul compte le sens que pouvait avoir ce mot dans l’emploi des usagers contemporains du texte, à l’exclusion de toute référence aux sens que peut en révéler la reconstruction d’états antérieurs de la langue.
     Le faux recours à l’étymologie comme appui d’une exégèse peut être, lui aussi, lourd de conséquences pour le peuple chrétien. Le mot paidagogos désignait à l’époque du Nouveau Testament un surveillant chargé de conduire les enfants à l’école.     Suite à une interprétation étymologisante prêtant à ce mot le sens moderne du « pédagogue » contemporain, des communautés religieuses africaines tout entières se voient placées jusqu’à nouvel avis sous la curatelle de la loi agissant soi-disant comme « pédagogue » afin de les amener vers l’âge de la grâce. 
        (Si cela avait été l’idée de Paul en écrivant ce passage, n’aurait-il pas dû se réjouir des tendances légalistes de la jeune Église des Galates au lieu de les combattre?) ».

Thomas Bearth (Exégèse et Herméneutique Biblique du point de vue d’un linguiste, 
Cahiers de Traduction Biblique n°15, p.10):

Remarque fondamentale:

La Bible n’emploie pas un langage codé.

     Les écrivains des Saintes Écritures ont écrit dans le but d’être compris! Cf plus haut (2Co 1/13). Par conséquent, ils ont utilisé des termes connus, des expressions, avec le sens qu’ils avaient dans le langage qu’ils utilisaient (hébreu, araméen, grec).
    “ Car ma bouche proclame la vérité et mes lèvres ont en horreur le mensonge. Toutes les paroles de ma bouche sont justes, elles n’ont rien de faux ni de détourné ; toutes sont claires pour celui qui est intelligent, et droites pour ceux qui ont trouvé la science”  Pr 8/7-9.
   Ils n’utilisaient pas un code secret, ni un langage symbolique dont le sens ne serait compréhensible que des initiés.  Les comparaisons, proverbes, images et illustrations qu’ils employaient étaient comprises de tous leurs auditeurs ou lecteurs.
 

Exemple:

l’Éternel est notre bouclier (Ps 89/19)
le bouclier de la foi, le casque du salut, (Ep 6/16, 17)
le salut = un bouclier (Pr 2/7)
le rocher de mon salut (Ps 89/27)Le bouclier peut être l’image de Dieu … ou de la foi … ou du salut.
Le salut peut être représenté diversement par le casque… ou le bouclier… ou le rocher. 

Mais “le roc” ne signifie pas toujours le salut :
Dans Lc 8/13 Jésus dit :“ Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui… et succombent au moment de la tentation ”.
Dans Mt 7/24 Jésus dit :  “ C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ”. Ici, le roc illustre la mise en pratique des enseignements de Jésus.

Il n’y a donc pas une correspondance constante entre un symbole et ce qu’il représente !

    Il n’y a donc pas un code fixe de symboles pour comprendre la Bible.

    L’herméneutique biblique consiste à rechercher quel était le sens du message que les auteurs inspirés de la Bible ont composé et diffusé dans le langage que pouvaient comprendre leurs contemporains.

C’est l’objectif spécifique de l’exégèse.

    Deux écueils à éviter :
1. Introduire dans le texte une signification qui n’y est pas.
2. Écarter une signification exprimée par le texte, mais à laquelle nous ne sommes pas habitués.


Exercice 1.5:
En conclusion de ce paragraphe, formulez le principe fondamental de l’herméneutique biblique.
(Répondre par écrit et voir le corrigé  ensuite)
[ Vous pouvez obtenir le corrigé des exercices en cliquant sur le mot corrigé ].

Rappel de définitions: Texte; Contexte; Prétexte.
    « Un texte cité hors de son contexte n’est qu’un prétexte ».
 

2. RÈGLES D’INTERPRÉTATION

  2. 1. Première Règle:

S’assurer du SENS des MOTS.

    Ne pas supposer automatiquement un sens symbolique ou mystique.
L’interprétation allégorique a causé bien des erreurs !

 Il faut bien savoir que :

2.1.1. Un mot peut avoir plusieurs sens.

Mais dans un texte donné, il n’en a qu’un !
(A l’exception du cas où l’auteur fait manifestement « un jeu de mots »).C’est le contexte qui détermine le choix entre les divers sens qu’un mot peut avoir.
… Et non l’inverse !

    On ne peut pas donner à un texte différentes significations selon les différents sens que pourraient avoir les mots qu’il contient : ce serait trahir la pensée de l’auteur inspiré !

    Par exemple, le verbe « LOUER » peut avoir en français diverses significations:

« Je loue une maison à Paris pour y habiter ».
« Je possède deux maisons: celle que j’habite et une autre, que je loue à un locataire ».
« Je loue le Seigneur parce qu’il m’a sauvé ».

Dans la Bible aussi !

“ Paul demeura deux ans entiers dans une maison qu’il avait louée ” ( Ac 28/30 )
« un maître de maison sortit afin de louer des ouvriers » ( Mt 20/1 ).
« Il est beau de louer l’Éternel » (Ps 92/11).

Tout dictionnaire donne pour chaque mot une liste des significations diverses qu’il est susceptible d’avoir dans différents contextes.
Il indique d’abord le sens littéral, puis les sens propres, et ensuite les sens figurés.


p.ex. un dictionnaire ordinaire donne pour le mot ESPRIT six significations possibles :a) sens propres :

1. Souffle de Dieu.
2. Émanation des corps (esprit-de-vin).
3. Être immatériel, incorporel, créature spirituelle.
4. La réalité pensante, principe de la vie psychique d’un individu.

* En hébreu et en grec, on trouve un autre sens propre du même mot: vent.

b) sens figurés:

5. Aptitude intellectuelle (esprit d’observation).
6. Disposition de cœur qui détermine, oriente l’action (esprit de douceur, ou de sacrifice).* Dans le N.T. on trouve un autre sens figuré : signification spirituelle.


 

..
MOT 
 ..

sens littéral > sens propre(s), sens dérivé(s).
sens imagé > sens figurés et figures de rhétorique. 

 .

.
VOIE 
.

sens littéral > sens propre : chemin, route 
sens imagé > sens figurés : conduite, ou religion. 

  Ce n’est pas toujours le sens littéral (ou un des sens propres) qui a été employé dans un texte ; ce peut être un sens figuré.


Exemples:TABLE

1. = meuble: Ex 26/35 « table de proposition » ;
                   Act 6/2 « servir aux tables »;
                    2R 4/10 « un lit, une table, un siège. .. »
 2. = nourriture:
                   Ps 69/23 « que leur table soit pour eux un piège! »
 3. = planche: Dt 9/9 et 10/2 « tables de pierre »;
                      Ex 31/18 « tables de la loi »;
                      Lc 1/63 « Zacharie demanda des tablettes ».
 4. = liste: table des matières, table généalogique,… 5. sens figuré : Pr 3/3; 2Co 3/3 « la table de leur cœur ».
                  1Co 10/21 « la table du Seigneur ».


VERTU
a: qualité morale: 1P 2/9..
b: capacité, puissance: 2P 1/3;.
c: « en vertu de » = sur la base de… à cause de…:
    Ez 16/61. “ Mais non en vertu de ton alliance ”.


Exercice 2.1.1.
Indiquez dans les passages suivants le sens du mot vertu (a, b, ou c):
Ep 1/19; 2P 1/5; Ga 4/23.
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

 Le verbe ÊTRE peut avoir 10 significations différentes : Il peut signifier « exister » :

“ Je suis celui qui suis ” Ex 3/14.
“ Au commencement était la Parole ” Jn 1/1.

  Il peut signifier « la nature, l’essence »:
 “ Dieu est esprit ” Jn 4/24 ( de nature spirituelle )  ll peut indiquer une « identité » :
 “ Je suis Jésus que tu persécutes ” Act 9/5.
 “ Jésus de Nazareth… c’est moi ” Jn 18/5.
 “ Je le suis ( le Messie )… ” Jn 4/26.
[ Lorsque le verbe être exprime une identité, la proposition inverse reste vraie : Le messie, c’est moi ].

  Il peut introduire un attribut, une qualité :

  1.  
       “ Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai ” Jean 3/33
       “ notre Dieu, est le seul Éternel.” De 6/4
       “ ton Dieu, est un Dieu jaloux ” De 6/15
       “ votre Dieu, est… le Dieu grand, fort et terrible… ” De 10/17
       “ Dieu est amour ” 1 Jean 4/8 et 16.
       “ Il (Jésus) est vraiment le sauveur du monde ” Jn 4/42.
       “ votre Dieu, est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs ” De 10/17
       “ Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours ” Ps 46/1
       “ Je suis le chemin, la vérité… ” Jn 14/6
  2.  adjectif qualificatif
    nom attribut

Il peut signifier « produire, engendrer un fruit, une conséquence » :

 “ Je suis… la vie ” Jn 14/6
 “ Les paroles que je vous dis sont esprit et  vie ”   Jn 6/63      = donnent la vie de l’esprit.
 “ Garde la sagesse et la réflexion : elles seront la vie de ton âme ” Pr 3/22.
         ( Le mot hébreu traduit par vie signifie vivant, actif ; le mot pour âme est nephesh, une personne ).
  SEM : “ elles t’apporteront la vie ”.
 “ La crainte de l’Éternel, c’est la haine du mal ” Pr 8/13
 “ La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère” Hé 11/1.[ Le verbe être n’indique pas ici l’identité puisque la proposition inverse n’est pas vraie :
par exemple, une ferme assurance des choses qu'on espère n'est pas forcément la foi ; ce peut être de l'auto-persuasion].

Il peut indiquer la situation, le lieu :

  “ Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu. Dieu est au milieu d’elle ” Ps 46/5
        DRB : “ Il y a un fleuve dont les ruisseaux… ”
 “ Notre Père, qui es aux cieux ” Mt 6/9.
 “ On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.”  Lc 17/21

Il peut signifier « inclure, comporter » (énumération) :

“ Les œuvres de la chair, ce sont la débauche, etc… Ga 5/19.
“ Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, etc.. ”  Ga 5/22.

8  Il peut signifier « appartenir » :
        “ ceux qui sont à Jésus Christ… ” Ga 5/24.9  Il peut signifier « représenter », dans un symbole, une vision, une parabole :

“ Que signifient les deux rameaux d’olivier… et il dit : Ce sont les deux oints ” Za 4/ 13, 14.
“ Sept lampes qui sont les 7 esprits de Dieu ” Ap 4/5.
“ Ceci est mon corps…     Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ” 1Co 11/ 24, 25.
“ Ce rocher était Christ ” 1Co 10/4 .
Le rocher qui les a sauvés de la soif dans le désert, à plusieurs reprises, était une représentation prophétique de Christ.
“ Les sept étoiles sont les anges des sept églises et les sept chandeliers sont les sept églises ” Ap 1/20.
“ Les sept lampes qui sont les 7 esprits de Dieu ” Ap 4/5.

10  Inversement, il peut signifier « être représenté » dans une parabole.

“ Je suis la porte des brebis .. ” Jn 10/7
“ Je suis le bon berger… ” Jn 10/ 11
“ Je suis le pain de vie ”Jn 6 /35

         La manne, pain de vie matériel, était une représentation prophétique de la nourriture spirituelle,
- qui vient de Dieu, qui donne la vie spirituelle, la vie de Dieu,
- que Jésus donne à ceux qui lui appartiennent,
- qui l’ont intégrée dans leur cœur et dans leur vie, qui l’ont assimilée, intégrée dans leur conception de la vie.


Le verbe AVOIR peut avoir différents sens :

  • Il peut signifier « Posséder » :

“ Nous avons tous de la connaissance ” 1Co 8/1.

  • Expressions idiomatiques :

“ il eut faim ” Mt 4/2.   “ J’ai soif ” Jn 19/28.

avoir la fièvre…
avoir peur…
avoir une vision…
avoir un songe…
avoir une inspiration…
avoir une révélation…
Etc…

Ces expressions ne contiennent pas l’idée de posséder !


Etre et Avoir sont aussi, en français, des auxiliaires de conjugaison :
(Ils indiquent alors une action au passé composé).“  Le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence ” 1Jn 5:20
“ Je suis venu: pourquoi n’y avait-il personne? J’ai appelé…” Es 50/2
“  Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu. ” Jn 6/69
“ où il avait changé l’eau en vin ” Jn 4/46L’auxiliaire Etre est utilisé pour la voix passive (action subie).
“ Car le nom de Dieu est blasphémé à cause de vous parmi les païens ” Rm 2/24


Remarque très importante:
LE SENS DES MOTS PEUT ÊTRE DIFFÉRENT DANS DIFFÉRENTES CULTURES.
 

« Une langue est un filet tiré sur la réalité des choses.
Une autre langue est un autre filet.
    Il est rare que les mailles coïncident ! »

Auteur inconnu, cité par Maurice Carrez en exergue du N.T. interlinéaire grec/français

Les mots sont les mailles du filet.  Un mot peut avoir un sens différent (désigner une réalité différente) dans la culture biblique et dans notre culture.

Ex.: “ En hébreu, le mot jour ne s’applique pas uniquement à une période de 24 heures, mais peut évoquer des périodes, des épisodes ou une ère.” ( Manuel sur l’A.T. par John Ellington et Lynell Zogbo ).

Attention ! Nous avons tendance à donner automatiquement à un mot usuel le sens qu’il a dans notre culture, au détriment du sens qu’il a dans la Bible !
 


CŒUR
    Dans le vocabulaire biblique, (hébreu et grec), le mot cœur englobe, outre l’organe physique, toutes les facultés morales : sentiments et intelligence.
Les textes qui parlent du cœur ne rejettent pas l’intellignce ;  au contraire, ils l’englobent avec les facultés de l’âme.
    Tandis que dans la culture française, cœur et raison sont distincts et souvent opposés entre eux.
Cf. “ Le cœur a ses raisons, que la raison ne connaît pas ” a écrit Pascal.
    De nombreux croyants et prédicateurs francophones commettent l’erreur d’introduire cette opposition dans les textes bibliques, alors qu’elle ne s’y trouve pas !Dans l’A.T. CŒUR  a plusieurs significations :

- sens physique ou figuré (29 fois);- personnalité, vie intérieure ou caractère en général (257 fois),
p.ex. Ex 9/14; 1S 16/7;

- vie affective, émotions (166 fois)
 p.ex. Jg 18/20; 1S 4/13; 2S 14/1);

- activités intellectuelles (204 fois)
 p.ex. Dt. 7/17; 1R 3/9;

- volonté ou intention (195 fois)
 p.ex. 1S 2/35.

      A l’exception près de quelques allusions à l’organe physique (p.ex. 1S 25/37), le mot CŒUR désigne l’homme intérieur dans un sens large. La pensée hébraïque concevait l’homme comme un tout avec la somme de ses attributs physiques, intellectuels et psychologiques; elle plaçait le cœur au centre de contrôle de tout cela. L’utilisation du mot dans le N.T. suit de près celle de l’A.T.
Ainsi, les termes modernes de caractère, personnalité, volonté, pensée, émotions sont inclus dans la signification du mot “ cœur ” dans l’ancien testament comme dans le nouveau testament. 

( d’après le Dictionnaire Biblique Emmaüs. )

    Dans le N.T. aussi le cœur comprend, au sens figuré, toutes les dimensions de la personnalité humaine :

a) dimension rationnelle:
    – la compréhension (Jn 12/40 “ qu’ils ne comprennent du cœur ”),
   – les pensées (Hé 4/12 “ les pensées du cœur ”),
   – l’intelligence (Rm 1/21 “ Leur cœur sans intelligence ”),
   – la conscience (Ac 2/37 “ Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché ”).
 .
b) dimension affective:
    – désirs (Mt 5/28  “ un adultère avec elle dans son cœur ”),
    – amour (Lc 10/27  “ Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur”),
    – inquiétude (Jn 14/1 “ Que votre cœur ne se trouble point… ”),
    – chagrin (Rm 9/2  “ j’ai dans le cœur un chagrin continuel… ”).
.
c) dimension volontaire:
    – décision et engagement (Rm 6/17 “ vous avez obéi de cœur ”),
    – résolution (2Co 9/7 “ Que chacun donne comme il l’a résolu dans son cœur ”),
    – intentions (Hé 4/12 “ les pensées et les intentions du cœur ”).
.


FRÈRES :

  • en Afrique: personnes qui ont un ancêtre commun, frères de race.
  • en France: personnes qui ont un même père et une même mère.
  • Dans la culture biblique,  « frères » est employé au sens littéral dans: Mt 12/46, 47, mais au sens figuré dans les v. 49, 50 (membres de la famille de Dieu).

PÈRE

  •  Peut désigner un ancêtre : (Jn 6/31)  « Nos pères ont mangé la manne dans le désert… « ; ou un aïeul : (2R 14/3)  « Il (Amatsia)  fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, non pas toutefois comme David, son père; il agit entièrement comme avait agi Joas, son père. »  Joas était le père d’Amatsia, mais David était un aïeul de plusieurs générations.
  • (Ge 45/8) Au sens figuré, titre honorifique : Joseph « établi père de Pharaon » .

        (Es22/21) « mon serviteur Eliakim… sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour les abitants de Juda ».


TENTE

  •  sens littéral : abri de toile 2S 7/2
  •  sens figuré biblique: le corps 2P 1/13; 2Co 5/9 « nous gémissons dans cette tente »
  • Mais à l’Île Maurice, une « tente » est un panier. D’où le malentendu sur le sens de Ac 18/3 « fabricants de tentes ».

2.1.2. Synonymes.

Nous avons vu qu’un même mot peut désigner plusieurs choses différentes ;
inversement, une même chose peut être désignée par des mots différents (synonymes).

p.ex. LOGOS ET RHÊMA
.
    Dans Jean 10, les paroles de Jésus sont désignées par le mot logos au v.19, “ A cause de ces paroles (logos), il y eut division parmi les Juifs ” et elles sont désignées par le mot rhêma au v.21. “ Ce ne sont pas les paroles (rhêma) d’un démoniaque ”.
    Dans 1Pi 1 : v.23 : “ Vous avez été régénérés… par la parole ( logos ) vivante et permanente de Dieu.
v.25 :“ mais la parole (rhêma) du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole (rhêma) est celle qui vous a été annoncée par l’Évangile.
    .
Ces versets montrent à l’évidence que les apôtres employaient ces deux mots  comme synonymes.
La doctrine qui voudrait donner au mot rhêma le sens d’une parole actuelle, et au mot logos le sens de la parole éternelle est donc absolument erronée ! Les apôtres les employaient comme synonymesEXEMPLES D’EXPRESSIONS SYNONYMES

p.ex. « Royaume des cieux » et « Royaume de Dieu » désignent la même chose : Mt 19/23, 24.
La comparaison des deux versets le prouve :
« Jésus dit à ses disciples: En vérité, je vous le dis, il est difficile à un riche d’entrer dans le royaume des cieux.
Je vous dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »

Exemple d’Expressions synonymes :
 

.
baptême dans le Saint-Esprit.


le Saint-Esprit descendit/vint sur eux.


remplis du Saint-Esprit.


recevoir le Saint-Esprit.


le don du Saint-Esprit.

Ces différentes expressions sont souvent employées pour désigner le 
.
« baptême dans le Saint-Esprit« .
.
(le contexte permet de s’en rendre compte). 

Autre exemple d’expressions synonymes
pour désigner le baptême d’eau :
“ Les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit” (Mt 28/19).
“ Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus -Christ,” (Ac 2/38).
 

« Par exemple, l’affirmation de la nécessité d’un (second) baptême dans le nom de Jésus seul – par opposition au baptême trinitaire – provient d’une méconnaissance du rapport variable entre nom et chose, concernant en l’occurrence les différentes expressions utilisées dans Matthieu 28 et dans les Actes pour désigner le même baptême« .

Thomas Béarth, Cahiers de traduction biblique n° 15, p.6:

2.1.3. Différentes étendues du champ sémantique d’un mot.

    Le champ sémantique d’un mot est l’ensemble des notions englobées dans le sens de ce mot.
Suivant les contextes, un même mot peut avoir un champ sémantique plus ou moins étroit ou étendu.Exemple de sens étendu du mot VISION : “ Cela est écrit dans la vision du prophète Esaïe ” 2Ch 32/32. Ici le mot Vision englobe les écrits et les visions de ce prophète. Il s’agit évidemment du livre d’Esaïe.
 

Exemple: différents sens du mot « MONDE« 

1) Rm 1/20 : “ depuis la création du monde
monde = le cosmos créé par Dieu, l’univers tout entier
2) Jn 1/9 : “ lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme
monde = la terre entière, partie du cosmos
3) Jn 3/16,17 : “ Dieu a tant aimé le monde … pour que le monde soit sauvé par lui
monde  = la race humaine, une partie de ce qui est sur la terre
4) Jn 7/7 : “ le monde ne peut vous haïr
monde = les incroyants, une partie de l’humanité
5) 1Jn 2/15,16 : “ ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair,…
monde = les éléments de la vie humaine qui appartiennent au péché

Le sens 1) du mot « monde » est le plus large.

Les sens suivants sont de plus en plus restreints.

Remarque: Il se peut que chacun de ces sens soit exprimé par des mots différents dans votre langue maternelle.
Notez-les pour chacun des numéros ci-dessus.


Exercice 2.1.3.
Précisez dans Jn 15/18,19 les diverses significations du mot « monde » en les désignant par les numéros ci-dessus. Pour cela, recopiez ces deux versets en indiquant après le mot « monde », le numéro convenable.
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

  1.  

      2.1.4. Les expressions idiomatiques

    Chaque langue a ses expressions propres (appelées expressions idiomatiques), dans lesquelles le sens global de l’expression est différent de celui que donnent les mots qui la composent. Si on les traduit mot à mot, elles n’ont plus le même sens que l’expression originale.
Ce n’est pas le mot-à-mot qui a un sens, mais l’expression dans son ensemble est porteuse d’un sens particulier.Exemples d’expressions idiomatiques en français (gallicismes) :
« avoir du plomb dans l’aile » signifie « être blessé ou affaibli ».
« mettre du plomb dans la cervelle » signifie « acquérir de la sagesse ».

Ainsi, il y a des formes d’expression propres à l’hébreu (hébraïsmes) ou au grec (hellénismes).

p.ex. « se couvrir les pieds » Jg 3/24; 1S 24/4 signifie satisfaire un besoin naturel (Seg.78).

    Inversement, dans les traductions il peut y avoir des expressions idiomatiques, qui traduisent par un groupe de mots le sens  d’un seul mot de la Bible.
    En français par exemple, l’expression « actions de grâces » signifie remerciement, reconnaissance. Elle correspond à un terme biblique unique. Elle ne doit pas être comprise mot-à-mot.

  1.  

      2.1.5. Figures  de rhétorique

    Ce sont les comparaisons, paraboles, expressions symboliques, métaphores, etc… dans lesquelles les mots sont employés dans un sens figuré et non au sens littéral.p.ex. Gn 6/12: « Toute chair avait corrompu sa voie sur la terre« .
Au sens littéral: le texte n’a pas de signification.
Au sen figuré, le mot Chair peut signifier une personne.
Le mot Voie peut signifier la manière de se comporter.
La pensée équivalente sans image de rhétorique est exprimée dans:
 Ro 3/10-18: « Il n’en est aucun qui fasse le bien« .

Ex de Parabole:
    Lc 15/8,9 (La femme qui cherche la drachme perdue).
La même vérité est exprimée sans image dans Lc 19/10: « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu« .

Ex de métaphore:
    Ps 96/12: les arbres des forêts lancent des exclamations.
Ps 98: Les fleuves battent des mains… les montagnes lancent des acclamations.

Ex de langage paradoxal:
Mt 19/24: le chameau et le trou d’une aiguille.
Par cette exagération manifeste, Jésus attire l’attention sur la pensée exprimée au v. 23, c’est à dire que c’est très difficile.

    Il est donc indispensable, pour bien comprendre la Bible, de se familiariser avec les images, les expressions particulières du langage biblique. Il est important de bien connaître la culture et le mode de vie aux temps bibliques et dans les pays dont parle la Bible.
 

Pour votre documentation, nous vous recommandons :
La Vie Quotidienne aux temps bibliques, M. Tenney, (Editions Vida).
  Le Monde de l’Ancien Testament. Packer, Tenney, White (Editions Vida).
  Le Monde du Nouveau Testament. Packer, Tenney, White (Editions Vida).
    En Résumé
    Notre objectif est de comprendre correctement la Parole de Dieu, son message exprimé dans la Bible. 
Dieu n’a pas voilé son message  ;  il l’a exprimé clairement aux hommes dans le langage qu’ils peuvent comprendre. 
     Dans toutes les langues, ( les langues de la Bible, comme les langues des traductions ), les mots ont plusieurs sens. Tout dictionnaire indique non pas le sens d’un mot, mais les différents sens qu’il peut avoir, selon le contexte.
      L’ensemble des significations d’un mot est souvent différent d’une langue à une autre. Par exemple, le champ sémantique du mot CŒUR dans la Bible englobe des significations que le français désigne par des mots différents : la culture française fait une distinction entre le cœur et la raison, et même les oppose entre eux, tandis que la culture biblique ne les oppose pas, mais les englobe dans un même mot. 
      Les expressions idiomatiques et les figures de rhétorique n’ont pas de correspondance “mot à mot” entre la culture biblique et la nôtre.

2.2. Deuxième Règle :
 

Le contexte de LA PHRASE

Puisque un mot peut avoir plusieurs sens, parmi les différents sens que ce mot peut avoir, on choisit le sens qui correspond au sens général de la PHRASE.
    Le contexte de la phrase permet souvent de déterminer la signification d’un mot dans un texte particulier.

Définition de la phrase : un groupe de mots qui exprime une pensée complète.

  • Une phrase simple contient un seul verbe conjugué. C’est une proposition indépendante. La pensée est clairement exprimée.
  • Une phrase comportant deux ou plusieurs verbes conjugués comprend généralement deux ou plusieurs propositions : une proposition principale, qui indique l’essentiel de l’action, les propositions subordonnées, qui complètent la principale..

Les propositions d’une phrase peuvent être simplement juxtaposées, séparées par une virgule, un point-virgule ou deux-points. La phrase se termine par un point.

  • Souvent, les propositions d’une phrase sont reliées entre elles par une conjonction (qui complète le sens du verbe de la proposition principale), ou par un pronom relatif qui complète un nom de la principale.
  • Dans la Bible, les phrases ne correspondent pas toujours aux versets : Une seule phrase peut s’étendre sur plusieurs versets. p.ex. Ep 1/15-23.

    Or, il est très important de distinguer la pensée principale exprimée dans une phrase, et les pensées subordonnées qui en précisent les éléments.
    Une proposition subordonnée reliée par la conjonction que indique l’objet direct du verbe de la principale ( qui est concerné par cette action ).
    Des propositions subordonnées indiquent les circonstances de l’action et répondent aux questions : où ?… quand ?… comment ?…de quelle manière ?… pourquoi ?…dans quel but ?…pour quelle raison ?… Elles sont donc très importantes pour préciser le sens de la pensée principale de la phrase.    Le contexte de la phrase permet en général de déterminer si un mot est utilisé dans son sens littéral ou dans un sens imagé, dans un sens large ou dans un sens restreint, et de même de préciser exactement dans laquelle de ses diverses significations possibles.

Ex: VENT ou ESPRIT ? ( Jean 3/8 )
“ ... et tu en entends le bruit …ni d’où il vient ni où il va ” ne peut s’appliquer à l’Esprit de Dieu, mais au vent. Jésus fait une comparaison avec la manière d’agir de l’Esprit.

p.ex. FOI  peut avoir des sens différents.
1. Confiance en Dieu (sens ordinaire): Rm 4/19.
2. Le message de l’Évangile, l’ensemble des vérités  que nous croyons, l’objet de notre foi: Ga 1/23.
3. Expression idiomatique: « de bonne foi », c’est à dire sincèrement. p.ex. Jg 9/15, 16, 19.


Exercice 2.2.1.
Indiquez dans les passages suivants le sens du mot foi (1. 2. ou 3.):
Dt 9/23; Jg 9/15,16; Ha 2/4;
Rm 10/17; Jude 3; Ga 2/20.
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

p.ex. SALUT  peut avoir des sens différents. 1) Rm 13/11; Phi 1/28: rédemption complète de l’âme et du corps lors du retour du Seigneur.
 2) Ps 57/4; Phi 1/19: délivrance d’un danger, libération temporelle.
 3) Hé 2/3: l’ensemble de la révélation de l’Évangile.

p.ex. CHAIR  peut avoir des sens différents.
 1. Ga 4/13,14: sens propre = le corps physique.
 2. Gn 6/19: un être vivant, tout ce qui vit
 3. 1Tm 3/16: = sous une forme humaine
 4. Rm 3/20 (Darby): « nulle chair » = personne
  Ac 2/17 « sur toute chair » = sur toute personne,  mais limité au peuple de Dieu (« vos fils »), sens étroit.
 5. Ez 36/26: « un cœur de chair » = un cœur réceptif à la voix de Dieu (sens figuré).
 6. Ep 2/3: « convoitises de notre chair » = les désirs de l’homme naturel.
 7. Jn 8/15: « selon la chair » = selon la pensée/volonté de l’homme naturel.


Exercice 2.2.2.
Précisez dans les passages suivants les diverses significations du mot « chair » en les désignant par les numéros ci-dessus:
Ex 12/8; Nb 18/15; Ps 78/39; Ps 145/21; Jr 17/5; Jr 45/5; Ez 11/19; Jl 2/28; Jn 6/63; Ga 4/23; Ph 1/24;
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

p.ex. SANG peut avoir des sens différents.1. Jn 19/34: « du sang et de l’eau » = sens propre.
2. Ac 17/26: « d’un seul sang » = d’un seul homme, par hérédité.
3. Mt 27/25: « que son sang retombe sur nous ». Expression idiomatique signifiant la culpabilité dans la condamnation d’un innocent et ses conséquences.
 

4.  Ep 1/7 : « rédemption par son sang »

 

Rm 5/9 : « justifiés par son sang »

}  Dans ces deux textes le mot “ sang ” désigne la mort expiatoire de Christ sur la croix,
et non le sang proprement dit, ni l’invocation rituelle du « Sang de Jésus » ! 

Exercice 2.2.3.
Précisez dans les passages suivants les diverses significations du mot « sang »en les désignant par les numéros ci-dessus:
Ex 12/13,23; Mt 27/24; 1Co 10/16; Hé 9/22.
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

p.ex. ENSEIGNEMENT du Saint-Esprit (Jn 14/26: « Il vous enseignera toutes choses »).En quoi consiste cet enseignement? S’agit-il de révélations nouvelles ?
Le contexte de la phrase dit: « Il vous rappellera ce que Jésus a dit » (voir Jn 16/12 et Lc 24/25)… Le Saint-Esprit nous rappellera ce que Jésus a dit, en l’appliquant à notre cœur qui est lent à comprendre les choses du royaume de Dieu. Cet enseignement consiste donc à nous faire assimiler ce que Jésus a enseigné, et non pas à nous enseigner les mathématiques, par exemple ou autres sciences humaines..
L’expression « toutes choses » a donc ici un sens restreint.
(voir aussi Jn 16/12 et Lc 24/25)…p.ex. ÂME. En hébreu comme en grec, le même mot ÂME peut avoir plusieurs significations:
1. au sens littéral : une partie immatérielle de l’être humain.
2. au sens figuré : vie
3. autre sens figuré : une personne
4. hébraïsme équivalent à un pronom personnel (mon âme = je, moi).

Le contexte de la phrase permet souvent de déterminer le sens du mot « âme » dans chaque cas.
Par exemple, ÂME ne peut être compris au sens littéral dans…
Jb 23/13: « ce que son âme désire, il (Dieu) l’exécute » (Seg.).
      = « ce que lui-même désire » (Seg.78).
En effet, Dieu n’a ni un corps ni une âme, il est Esprit ! C’est donc le sens 4.

Nb 21/5: « notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture » (Seg.)
           = « nous sommes dégoûtés » (Seg.78). (sens 4) car la nourriture matérielle ne concerne pas l’âme.

Jr 44/7 original (Seg.78) « vous faites du mal à vos âmes » = à vous-mêmes (sens 4).
        v.14 « ils portent leur âme » = leurs désirs.

Jr 45/5: « ton âme pour butin » (Seg.): « ta vie pour butin » (Seg.78) (sens 2).

Lv 17/11, 14:  « l’âme de toute chair c’est son sang qui est en elle » (Seg.) .  = « la vie de toute chair.………….. » (Seg.78) (sens 2).

v.12: « aucune âme d’entre vous » (litt.): personne d’entre vous. (sens 3). Ce n’est pas seulement l’âme qui est concernée, mais la personne entière !

Es 58/5 « humilier son âme » signifie s’humilier. ( Comparer les versions Seg. et Seg.78 ).

Luc 12/19 : “ je dirai à mon âme, mon âme, tu as beaucoup de biens assemblés pour beaucoup d’années, repose-toi, mange, bois ” sens 4.
 v.20 : “ ton âme te sera redemandée ” sens 2.


Exercice 2.2.4.
Précisez dans les passages suivants les diverses significations du mot âme en les désignant par les numéros ci-dessus:
2R 2/2; Ps 6/5; Lc 12/20; 1T 5/23; Hé 4/12; 2P 2/14; Ap 18/13; Ap 18/14.
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

p.ex. SAINT-ESPRITEp 1/13: « Scellés du Saint-Esprit« . S’agit-il du baptême dans le Saint-Esprit ?Dans le contexte de la phrase, au v.13 il est question de “ l’évangile de votre salut ”; la penséequi se poursuit au v.14, montre qu’il est question de la « rédemption », donc de l’œuvre du Saint Esprit dans la nouvelle naissance, symbolisée ici par la marque d’un sceau. Il ne s’agit donc pas ici du baptême dans le Saint-Esprit.

p.ex. Jn 3/8: le mot grec « PNEUMA » signifie vent ou Esprit, selon le contexte de la phrase.

Né 9/20: « Tu leur donnas ton bon Esprit pour les rendre sages » (Seg.).
Autre traduction possible (dit une note Seg.78): « Tu leur as donné ton bon vent pour les rassasier ».
     Le contexte de la phrase permet de choisir entre les deux traductions possibles du mot ESPRIT : la première est plus vraisemblable.
De même pour Né 9/30: « Tu leur donnas des avertissements par ton Esprit, par tes prophètes« . (Évidemment pas par la direction du vent !)
 

2.3. Troisième Règle:

Le contexte du PARAGRAPHE

Choisir pour les mots le sens qu’indique
le contexte du paragraphe,
c’est à dire les phrases qui précèdent et qui suivent celle qu’on étudie.

Définition du paragraphe:
    Un paragraphe est un groupe de phrases qui forment un tout, qui s’articulent autour d’une pensée principale.
Les phrases qui précèdent et qui suivent celle du mot qu’on étudie nous permettront de comprendre dans quel sens le mot difficile a été utilisé par l’auteur dans ce paragraphe.Les phrases d’un paragraphe sont souvent reliées entre elles par des conjonctions. Il est très important de suivre le fil de la pensée selon les conjonctions qui relient les phrases ou les propositions entre elles.

Les paragraphes sont en général séparés par un alinéa ou un interligne blanc.

 Attention aux parenthèses, qui suspendent le fil du discours et de la pensée ! Le paragraphe peut être interrompu par une parenthèse, mais la pensée se poursuit plus loin.
Exemples de parenthèse: de Ep 2/14 à 18; de Rm 2/13 à 16.


Exercice 2.3.1.
Jusqu’où va la parenthèse qui commence à Ep 3/2 ?
… celle qui commence à Ph 1/27 ?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

p.ex. Ep 3/4: « l’intelligence que j’ai du mystère de Christ« .
Que signifie ici le mot mystère ?D’après le v. qui précède, le v. qui suit et le v.6, ce mystère est la participation des Gentils aux bénédictions de l’Évangile.
Dans un autre passage, le mot mystère pourra avoir une autre signification, qui sera déterminée par son nouveau contexte.
Par exemple, dans Ep 5/32, il désigne la relation entre Christ et l’Église.


Exercice 2.3.2.
Que signifie le mot « mystère » dans Ep 1/9 ?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

p.ex. Ga 4/3 « sous l’esclavage des rudiments du monde« .
Que signifie « rudiments du monde » ? (ou, selon une autre version, « principes élémentaires du monde »).
La phrase qui suit, dans le même paragraphe, montre qu’il s’agit des pratiques et coutumes de la loi juive.p.ex. Jn 15/1-17 Que signifie ici « le fruit » ?
La phrase qui suit, dans le même paragraphe, montre qu’il s’agit de l’exaucement des prières et de l’amour.     Le contexte du paragraphe explique quelquefois un terme obscur par un autre terme…
    – qui a une signification identique (similitude),
    – ou bien une signification contraire (contraste).

    Exemples de Similitude:

p.ex. Ga 3/17 « un testament / une disposition« .
        Le v.18 indique qu’il s’agit d’une promesse de Dieu, et non des volontés de quelqu’un qui est mort.p.ex. Col 2/7 « enracinés et fondés en Christ » = affermis par la foi.

Exemples de Contraste:

p.ex. Nb 14/24 « animé d’un autre Esprit » le contraste avec v.22, 23. (qui parlent de dispositions de coeur et non d’un quelconque « mauvais esprit »), indique que le mot Esprit signifie ici une disposition de cœur différente.p.ex. Rm 6/23 « le salaire du péché c’est la mort« .
L’expression contraire, annoncée par le mot « mais », clarifie le sens: « le don gratuit de Dieu c’est la vie éternelle« .

p.ex. Jc 2/14-26. Ce ne sont pas la Foi et les Œuvres qui sont mises en contraste, mais la Foi-en-paroles et la Foi-en-actes.

  •  Le contexte du paragraphe permet souvent de se rendre compte qu’un terme qui a une signification générale doit être pris ici dans un sens restreint.

p.ex. Ex 20/4. S’agit-il d’une interdiction générale de toutes les images, photos ou représentations graphiques ?
        Plus loin dans le paragraphe, il est précisé au v.5 que cette interdiction concerne le culte, l’adoration.p.ex.     Ps 18/4. S’agit-il d’une loi ou recommandation générale?
        Les v.1 et 7 indiquent que David n’exprime pas ici une loi générale, ni une méthode pour être délivré, mais une louange à la suite d’une expérience précise du secours de Dieu.
Cette interprétation est confirmée par les versions Darby, du Rabbinat, King James, etc. et par les passages parallèles comme Ps 50/15; Ps 118/21.


Exercice 2.3.3.
Dans 1Co 5/9 « pas de relations avec les débauchés », le mot « débauchés » doit-il être compris au sens général ou dans un sens restreint ?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

p.ex. Jn 9/3 « ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché« .
        Jésus ne veut pas dire qu’ils n’ont jamais péché: le contexte montre que Jésus veut dire que la cécité n’est pas venue comme un châtiment, qu’elle n’est pas le résultat du péché.p.ex. Jc 5/14 L’onction d’huile n’est pas destinée au pardon des péchés (doctrine catholique de l’extrême-onction).
        Le contexte du paragraphe montre qu’il s’agit de rétablir la santé du corps: « Quelqu’un parmi vous est il malade ?… la prière de la foi sauvera le malade ».


Exercice 2.3.4.
1Co 3/15 « il sera sauvé, mais comme au travers du feu ».
Ce texte parle-t-il du purgatoire?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

  •  Le contexte du paragraphe permet de déterminer si un mot ou une expression doit être pris dans son sens littéral ou un sens figuré.

p.ex. Mt 26/27-29 litt.: « ceci est mon sang« .
    Cette parole de Jésus signifie-t-elle que le vin qui est dans la coupe a réellement été transformé en sang ?
Ou bien s’agit-il d’une image rhétorique ?
        Le contexte montre que le mot sang doit être pris dans son sens figuré, puisque le liquide qui est dans la coupe est appelé ensuite par Jésus « le fruit de la vigne ».  Et ceci, « après l’avoir béni ». Il n’y a donc pas eu transformation du vin en sang!
[D'ailleurs, dans la culture hébraïque, le vin était appelé "le sang du raisin" (Dt 32/14).
Cf aussi les sens du verbe être en hébreu et en grec]


Exercice 2.3.5.
Jn 6/54,55. Les disciples sont choqués parce qu’ils ont mal interprété les paroles de Jésus. En quoi se trompaient-ils ?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

  • Le contexte du paragraphe permet de choisir entre deux versions ou traductions proposées.

p.ex. 2Tm 2/6 : Deux versions différentes. :
Seg.: « il faut que le laboureur travaille avant de recueillir les fruits« .
Seg.78: « le laboureur qui peine doit être le premier à recueillir le fruit« .
La première version est en harmonie avec la logique du paragraphe. C’est donc celle qu’on retiendra. La seconde n’est pas valable.Rappel de définitions: Texte; Contexte; Prétexte.

« Un texte cité hors de son contexte n’est qu’un prétexte… « 
Ne commettons pas cette erreur !

2.4. Quatrième règle:

Le contexte du LIVRE

Replacer la phrase dans son contexte immédiat… C’est l’une des règles fondamentales de l’herméneutique : tenir compte du contexte immédiat, de celui du livre entier dans lequel se trouve la phrase et de l’ensemble des écrits du même auteur. Il s’agit, en premier lieu, d’écarter des faux-sens contraires au contexte immédiat du passage.
(Extrait du livre “ Une Bible, et tant de versions ! ”)

Prendre en considération l’objectif (le but) visé par le texte, le livre entier, (les raisons pour lesquelles il a été écrit).

On découvre l’objectif d’un livre en le lisant et en l’étudiant plusieurs fois, en notant les circonstances dans lesquelles il a été écrit, et les personnes auxquelles il était adressé.p.ex. les Ps 3/v.6; Ps 18/v.4; Ps 34; Ps 51; se comprennent mieux si l’on tient compte des circonstances et des raisons pour lesquelles ils ont été écrits, et qui sont énoncées dans leur titre.

    p.ex. Contradiction apparente (salut par la foi ou par les œuvres).

Paul dit que l’homme est justifié par le moyen de la foi, sans les œuvres de la loi (Rm 3/28).
Jacques déclare qu’un homme est justifié par ses œuvres et non seulement par la foi (Jc 2/24).
Y a-t-il contradiction entre ces deux passages ?

 L’objectif de Paul est de combattre les erreurs de ceux qui se confient dans les œuvres de la loi de Moïse.
 Jacques vise à obtenir un comportement du chrétien qui démontre la foi. (Par le mot « œuvres » = actes, Jacques désigne ce comportement). Jacques combat ceux qui ont une foi purement verbale et un comportement (des actes = « œuvres ») en contradiction avec la foi.
 (Jean vise le même objectif (1Jn 3/4) : les fils du diable pratiquent le péché; les fils de Dieu ne pratiquent pas le péché).


Exercice 2.4.1.
Comment expliquez-vous la contradiction apparente au sujet des fêtes juives, entre Ga 4/10,11 et Rm 14/5,6. Pour cela, notez quel est l’objectif de Paul dans Galates et celui de Romains 14.
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

2.5. Cinquième règle :

 Consulter les PASSAGES PARALLÈLES de la Bible.
    2.5.1. Parallèles de mots (principe des Bibles « à parallèles »).

    Une concordance permet de retrouver les passages qui contiennent le même mot (passages parallèles).p.ex. Jn 10/30: « Moi et le Père, nous sommes un« . Autre texte parallèle: 1Co 3/8 (Darby): « Celui qui plante et celui qui arrose sont un« . (Même construction, même mot dans l’original grec).

Le texte parallèle de Jn 17/21, 22, 23: « que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi… qu’eux aussi soient un en nous… qu’ils soient un, comme nous sommes un!… qu’ils soient parfaitement un! » montre clairement que Jésus ne veut pas dire que ses disciples sont une seule personne, pas plus que le Père et le Fils, mais que ces personnes sont unies, parfaitement en communion.


Exercice 2.5.1.
Montrez, à l’aide d’un passage parallèle, comment il faut comprendre le mot « âme » dans Mc 8/36, 37: « Que sert-il à un homme de gagner tout le monde s’il perd son âme?… en échange de son âme ? »
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

p.ex. Le baptême au nom de Jésus-Christ (Ac 2/38) est-il différent du baptême de Mt 28/19, « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »?     Parallèle de mots: Ac 3/16: « c’est la foi en lui… c’est la foi en son nom… » (La foi qu’il est le sauveur, le Fils de Dieu, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification). Il ne s’agit donc pas du nom propre de Jésus, mais de sa personne et de tout ce qui est attaché à sa personne.    Parallèle de mots: Lc 21/8; Jr 29/9, etc « en mon nom » = de ma part, à ma place.

    Parallèle général des Écritures : ce n’est pas le « mot » prononcé qui fait la validité du baptême, mais la foi du cœur en Jésus, Fils de Dieu, Sauveur…

p.ex. « les frères de Jésus » étaient-ils ses frères au sens biologique ou ses cousins, ou ses compatriotes ?
Mt 12/46-50 « sa mère et ses frères qui étaient dehors« .

        Règle du paragraphe, contraste: v.50: « celui-là est mon frère… » (selon l’esprit), sens figuré. Le contraste indique qu’il s’agit des « frères » de Jésus au sens propre;

Les parallèles de mots: Mc 3/31,35; Mc 6/; Jn 2/12; Jn 7/3,5; Mt 13/55; indiquent leurs noms (Cf. Ga 1/19 « Jacques, le frère du Seigneur ») et confirment qu’il s’agit du sens propre, mais lequel ? Étaient-ils ses cousins ou ses frères ?

    Le texte parallèle du Ps 69/9 précise: « frères.. les fils de ma mère« . Or ce psaume est manifestement messianique (contexte du psaume entier). Il s’agit donc bien des frères de même mère.

p.ex. L’expression « naître d’eau et d’Esprit » (Jn 3/5-8) se comprend mieux si on considère le passage parallèle d’Ézéchiel 36/25 à 27, auquel Jésus faisait probablement allusion: purification du cœur, (symbolisée par l’action de l’eau), ensuite vie nouvelle produite par le Saint-Esprit, qui opère la nouvelle naissance.
Par contre, rien dans le contexte du paragraphe n’autorise à penser que Jésus parlait du baptême d’eau et du baptême du Saint-Esprit.


Exercice 2.5.2.
Précisez ce que signifie l’expression « scellés du Saint-Esprit » dans Ep 1/13, à l’aide du parallèle d’Ep 4/30.
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

p.ex. « Je porte sur mon corps les marques de Jésus » (Ga 6/17). Que sont ces marques ?        Texte parallèle de 2Co 4/10: « porter dans son corps la mort de Jésus » = allusion à la persécution endurée par Christ.
        Texte parallèle de 2Co 11/23-25: Paul précise qu’il a été fouetté cinq fois et battu de verges 3 fois.
        Il s’agit donc des cicatrices laissées par ces blessures et non de l’apparition miraculeuse des mêmes marques que Jésus à la croix.Attention!

  • s’assurer par les contextes respectifs des passages parallèles que les mots sont utilisés dans le même sens dans ces passages dits « parallèles ». Ce serait une erreur de vouloir forcer à entrer dans une même interprétation (même signification) des mots qui n’ont de commun que l’apparence et non la signification.
  • rechercher d’abord des parallèles dans le même livre et le même auteur; puis dans les livres de la même époque. Par exemple, il convient de rapprocher d’abord les textes parallèles des Évangiles enre eux.
  • la signification d’un mot peut varier selon les époques.

p.ex. « se repentir » n’a pas le même sens dans le N.T. au sujet d’un pécheur, que dans l’A.T. au sujet de Dieu (Gn 6/7; Ex 32/14). Dans l’A.T. au sujet de Dieu, c’est un hébraïsme qui signifie « regretter, changer d’intention ».
[Voir plus loin, "Hébraïsmes. " 7me partie.]

    2.5.2.  Parallèles d’idées (principe de la Bible Thompson).

 Bien que les mots soient différents (dans les textes originaux), la pensée est la même.p.ex.  Mt 16/18. « Sur cette pierre, je bâtirai mon ÉGLISE« . Quel est le fondement de l’Église ? Jésus a-t-il établi par cette parole la primauté de Pierre et des papes ?
        En fait il emploie un mot différent du nom de Pierre: « sur ce roc » (petra).
        Dans Mt 21/42,44 Jésus est présenté lui-même comme la pierre (lithon) principale.
        Pierre (1P 2/4-8) déclare que Christ est cette pierre angulaire de Sion (lithon).
        Paul confirme (Ep 2/20): « édifiés sur le fondement… Jésus Christ lui même étant la pierre angulaire (akrogôniaou)« ;
(1Co 3/11): « personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, Jésus Christ« .

p.ex.  Délivrance d’un enfant possédé (Mc 9/14-29). Par quel moyen peut-on obtenir la délivrance d’un démoniaque?

        Dans le récit de Marc l’explication donnée par Jésus aux disciples paraît illogique: Jésus n’a pas « prié » ni « jeûné » pour chasser le démon.
        On examine les passages parallèles de Lc 9/37-43 et de Mt 17/14-21.
Luc ne rapporte pas l’enseignement de Jésus aux disciples à ce sujet. Matthieu le rapporte complètement…
Remarquer que les mots « de démon » ne sont pas dans le texte grec de Marc ni de Matthieu.
Le contexte montre que Jésus parle de la foi : « cette sorte (de foi) ne jaillit que par la prière et le jeûne ».

[Interprétation confirmée par Louis Bonnet dans Bible Annotée, N.T. commentaire de Mc 9/29: "Jésus considère la prière et le jeûne comme un moyen de fortifier la foi qui avait manqué aux disciples, ainsi qu'il le leur déclare positivement dans sa réponse à leur question. (Mt 17/20)."]

p.ex. de parallèle qui explique un langage figuré:
Dieu donne à boire une coupe à ceux qu’il désire punir:
Na 3/11; Ha 2/16; Ps 75/9…

Ces versets s’éclairent par les passages parallèles : Es 51/17; 22, 23.
 

2.6. Sixième Règle : Parallèle de l’enseignement général des Écritures.

    C’est le Principe de l’analogie de la foi:

(Rappel)
 

La Bible s’explique par elle-même (elle est son propre interprète). 
Les enseignements généraux qui sont donnés dans divers passages des Écritures concordent entre eux et se complètent harmonieusement les uns les autres, chacun révélant un aspect différent de la vérité.

 

    « Plutôt que de faire appel aux enseignements magistraux de l’Église, les Réformateurs ont déclaré que « c’est l’Écriture qui interprète l’Écriture ».
Dans cette expression, le terme Écriture a une double signification. Le premier mot « l’Écriture » dans cette formulation, veut dire l’ensemble de l’Écriture; le deuxième mot signifie une partie de l’Écriture, soit un verset, soit un texte.
    Si nous reformulons ce principe, cela pourrait se lire : « L’Écriture Sainte dans son ensemble est le contexte et le guide qui permet de comprendre tel ou tel texte de l’Écriture ».

[Bernard Ramm, Protestant Biblical Interpretation, p. 104.]

       L’apôtre Pierre exprime ce principe de la manière suivante :
2P 1/20: « aucun texte de l’Ecriture ne peut faire l’objet d’une interprétation particulière, (c’est à dire indépendante, isolée de l’ensemble des Ecrits inspirés).
 v.21: « mais c’est poussés par le (même) Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. »

     L’apôtre Paul y fait allusion quand il emploie l’expression «l’analogie de la foi » :
Rm 12/6: « selon l’analogie de la foi » (« en accord avec la foi », Seg.78).
Ici, le mot foi désigne « l’ensemble de ce que nous croyons », l’objet de la foi chrétienne.


Exercice 2.6.1.
Quels sont les mots qui font allusion au principe de l’analogie de la foi dans Ac 3/18 et 1Co 15/3 et 4 ?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

La règle de l’analogie de la foi consiste à vérifier en dernier ressort que l’interprétation à laquelle nous sommes parvenus (par l’application des règles précédentes) n’est pas en contradiction avec l’enseignement général de la Bible canonique.
 

  • Remarque: Limite d’application de ce principe. 

Veillons à ne pas faire une application inverse de ce principe, qui serait erronée.   Nous devons nous méfier de nos préjugés tendancieux, de nos idées préconçues, qui peuvent nous pousser à faire « cadrer » un passage avec ce que nous croyons savoir de la doctrine biblique, au lieu de recevoir dans notre cœur un aspect de la vérité qui nous avait échappé.

    Torrey, dans « Ce que la Bible enseigne », p. 94 propose cet exemple:
 .
      « Comment concilier la doctrine biblique de la vraie divinité de Jésus-Christ, avec la doctrine biblique de la véritable nature humaine de Christ ?
…Ce que nous désirons faire, c’est de trouver ce que les divers passages signifient dans leur interprétation naturelle et grammaticale. Alors, si nous pouvons les concilier, tant mieux. Sinon, acceptons les deux côtés de la doctrine et attendons des connaissances plus profondes pour les concilier. C’est un principe d’interprétation absolument vicieux que celui qui veut que nous interprétions chaque passage de la Bible, de manière que nous puissions le faire concorder avec tous les autres passages ».

 En d’autres termes, ce principe s’applique à l’ensemble des Écritures et non à la tradition d’une branche du Christianisme.

 

RÉSUMÉ
des règles d’Interprétation :

        Pour rechercher le véritable sens d’un passage des Écritures, il est nécessaire de suivre les étapes suivantes :

    1. Repérer les mots qui peuvent avoir plusieurs sens.
Si un mot peut avoir plusieurs sens, nous devons choisir parmi les diverses significations possibles…

    2. Quel est le sens qui correspond à l’ensemble de la phrase ? Si la phrase permet d’admettre plusieurs de ces sens, nous demandons alors:

    3. Quel sens correspond au contexte du paragraphe pour que l’ensemble du passage ait un sens harmonieux et logique ? Si, selon ce qui est dit dans le paragraphe, plusieurs sens sont encore possibles, nous demandons:

    4. Quel sens correspond au but ou à l’objet général du livre ?
S’il y a encore plusieurs interprétations possibles, …

    5. Quel sens les passages parallèles de la Bible (parallèles de Mots et parallèles d’Idées) commandent-ils ?

    6. Enfin, vérifier si l’interprétation à laquelle nous sommes parvenus (par l’application des règles précédentes) est en harmonie avec l’ensemble de la révélation biblique. Le principe de l’analogie de la foi nous permet de vérifier l’interprétation adoptée.
 

        « La procédure indiquée et les règles énoncées sont aussi justes que nécessaires, non seulement pour bien comprendre et interpréter toutes les catégories de langage biblique, mais aussi pour arriver à bien comprendre et interpréter toute langue ou tout document d’utilisation courante ».

Éric Lund, Herméneutique, p. 89.]

 

3. EXERCICES D’APPLICATION

(Répondre par écrit à chaque exercice et voir le corrigé ensuite au chapitre CORRIGÉS d’EXERCICES, en cliquant sur le mot Corrigé)

Exercice 3.1.

Comment faut-il comprendre l’expression: « les clefs du Royaume de Dieu » (Mt 16/19) ? Ce texte établit-il l’autorité apostolique de Pierre ?
  Corrigé


Exercice 3.2.Os 5/4: « l’esprit de prostitution est au milieu d’eux ».
S’agit-il d’un démon ?
 ou d’une disposition de coeur, d’un penchant du cœur ?
  Corrigé

Exercice 3.3.Ez 21/12: « tous les esprits seront abattus… »
S’agit-il de démons? de l’esprit (partie constituante de l’être humain)?
Ou d’une disposition, d’un penchant du cœur?
  Corrigé

Exercice 3.4.Que désigne le mot DON dans 1Tm 4/14: « le don (charisme) qui est en toi », et dans 2Tm 1/6 : « ranimer la flamme du don de Dieu qui est en toi » ?
De quel « don » s’agit-il ?
Attention ! Notez que le mot « charisme » ne désigne pas seulement les « dons de l’Esprit »,
mais tout ce que Dieu donne par grâce:
Exemple « Le charisme (don-gratuit) de Dieu, c’est la vie éternelle » (Rm 6/23).
  Corrigé

Exercice 3.5.Rm 2/8: « par Esprit de dispute ».
S’agit-il d’un démon ? ou d’une attitude de cœur ?
   Corrigé

Exercice 3.6.Ga 6/1: « un Esprit de douceur ».
S’agit-il d’une attitude de cœur ? ou d’un caractère doux et paisible ?
  Corrigé

Exercice 3.7.
Comment comprendre 2Tm 1/7: « un Esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un Esprit de force d’amour et de sagesse ».
Peut-on être victime d’un « esprit de timidité » ?
  Corrigé

Exercice 3.8.
1Co 5/3,4: « absent de corps, mais présent d’esprit… vous et mon Esprit étant assemblés… »
S’agit-il de la partie invisible de l’homme Paul? …séparée de son corps ?
   Corrigé

Exercice 3.9.1Co 5/5: « Qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus ».
  Corrigé

Exercice 3.10.Comment comprendre 1Co 14/34: « Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler… Il est malséant à une femme de parler dans l’assemblée ».
Corrigé

Exercice 3.11.
Notez les différents sens du mot « ESPRIT  » dans les passages suivants, en plaçant les références dans la colonne appropriée du tableau:
Jn 3/8 a  Jn 6/63b  Dt 2/30  2R 2/15  2R 19/7  Gn 45/27 ;
2Ch 18/20  Nb 5/14  Nb 5/14  Nb 14/24  Ec 7/8  Es 37/7
Ez 18/31  Ez 21/12  Ez 36/26  Osée 5/4,15  Ml 2/15  Jn 1/32,33
Jn 3/5,6,8b Jn 3/34  Jn 11/33  Jn 13/21  Jn 14/17,26  Jn 15/26
Jn 16/13  Jn 19/30  Lc 9/39,55  Lc 24/37,39  Lc 24/45 *  Ac 19/12,13 Rm 2/8 *  Rm 8/15  1Co 6/20  1Co 14/15,16   Ga 6/1  1Th 5/23
2Tm 1/7  Ph 1/17 *  1P 3/4  1Jn 4/1  Ap 19/10.* Note: le mot Esprit se trouve dans ce texte en français, mais pas dans le grec
 

Sens Propres (sens littéraux)   Sens Figurés
Vent  Esprit de Dieu
Esprit Saint
Créature spirituelle Partie de l’être humain Signification spirituelle Disposition de cœur
. . . . .

  Corrigé
 

 4. L’INTERPRÉTATION DES PARABOLES.

    Définition:
Une parabole est un récit imaginaire, tiré de la vie courante, destiné à illustrer une vérité spirituelle.

Remarque: Il est important de bien distinguer, dans le texte biblique, les paraboles des faits historiques (événements qui se sont réellement produits).

p.ex. la parabole du bon Samaritain (Lc 10/30-35) n’est pas un fait historique.

  • Première règle:
Il est nécessaire de rechercher quelle est la vérité spirituelle illustrée par la parabole.

Remarquer dans quelles circonstances, dans quel discours la parabole fut donnée nous y aidera.

p.ex. de langage parabolique: Mc 7/27,28 (le pain jeté aux petits chiens).
L’interprétation était évidente pour les acteurs de la scène.

Souvent, un autre passage du contexte indique clairement le sens de la parabole, c’est à dire la vérité spirituelle que la parabole illustre.

p.ex. Lc 15/3-32 (la brebis perdue, la drachme perdue, le fils perdu)… Les trois paraboles s’expliquent par Lc 15/1,2 et la vérité spirituelle qu’elles illustrent est exprimée aux versets 7 et 10.

p.ex. Mt 12/29 « … lier l’homme fort pour piller ses biens » est une parabole qui illustre la vérité exprimée au v.28.
Elle s’explique par Lc 11/21, 22 et Col 2/15. La vérité illustrée par cette parabole est : Pour pouvoir libérer les victimes de Satan, il faut d’abord vaincre Satan, le dompter. (Or, nous savons que c’est Jésus qui a remporté cette victoire à la croix, une fois pour toutes !).

Remarque importante:
Une parabole n’est pas un message codé dont la signification serait voilée pour celui qui ne connaîtrait pas le code.
Au contraire, elle se sert de notions communes aux deux parties (l’enseignant et l’enseigné) pour illustrer d’une manière vivace la notion abstraite que l’enseignant veut communiquer.

Les éléments des paraboles ne sont pas des symboles dont la signification serait obtenue automatiquement d’après un code établi.

p.ex. La semence, dans des contextes différents, représente des réalités différentes :
Dans Mt 13/19, « la parole de Dieu ».
Dans Lc 8/11, « la parole du Royaume ».
Mais dans Mt 13/38 « la bonne semence » représente les fils du Royaume.
Et dans Jn 12/24, « le grain de semence » représente Jésus.
Jésus utilisait donc le symbole de la semence pour illustrer des choses différentes .

p.ex. Le levain représente:
Dans 1Co 5/6-8, la malice, la méchanceté… le péché.
Dans Mt 13/33, le royaume des cieux.
Dans Mt 16/6 et 11, l’enseignement des Pharisiens et des Sadducéens (fausses doctrines).
Dans Ga 5/9, la circoncision, le sabbat, les pratiques légalistes.

    Il y a un caractère commun entre le levain naturel et la chose qu’il représente dans les différentes paraboles : c’est sa capacité à se développer discrètement.


Exercice 4.1.
Que représente le roc
      dans les paraboles de Lc 8/6 et 13;
      dans Lc 6/47,48, et Mt 7/24
      dans Mt 16/18?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

  • 2e Règle:
Seuls doivent être pris en considération les faits principaux de la parabole.
Il convient de laisser de côté tout ce qui sert à orner le récit, pour le rattacher aux circonstances de la vie courante. On ne doit pas forcer ces détails pour leur donner obligatoirement une signification.

p.ex.  Lc 11/5-8 L’homme dans le besoin représente le chrétien;
  L’ami représente Dieu,
mais tout ce qui est dit de l’ami ne peut s’appliquer à Dieu!
(porte fermée… il est au lit avec ses enfants… par paresse, il refuse de se lever.) C’est l’ornement du récit, qu’il faut négliger.

p.ex.  Lc 16/1 L’économe infidèle illustre le fait qu’il faut être avisé (voir v.8 et 9), et non l’infidélité!

(Remarquez d’ailleurs que Jésus a donné aussitôt un enseignement sur la fidélité, v.10-12 pour prévenir l’interprétation erronée qui pourrait être faite).
 

Ce que Jésus a voulu enseigner dans cette parabole, c’est qu’il faut être avisé, (v.8) et non donner en exemple l’infidélité de ce gérant !Que veut-il dire par le mot « avisé » ?  Le contexte dit que Jésus a parlé d’être avisé dans l’utilisation des biens matériels qui nous sont confiés par Dieu, et donc fidèles dans ces “ moindres choses ” que Dieu nous confie (v.11). 
Jésus les qualifie de “ richesses injustes ” (v.9), “ qui sont à autrui ”. 
    En vue de quoi ? en vue “ d’être reçus dans les habitations éternelles quand les richesses injustes (les richesses matérielles) viendront à nous manquer ”, c’est à dire après la mort.     Pour bien marquer que ce n’est pas l’infidélité de gestion que Jésus donne en exemple, il introduit la leçon de cette parabole par ces mots : “ Et moi je vous dis… ”. Il indique par cette expression que son point de vue est totalement différent  de celui du maître de la parabole (contraste) . 
Il répète plusieurs fois le mot “ fidèle ” dans son explication, comme pour corriger l’interprétation erronée qu’on pourrait faire, à première vue, de sa parabole.
Il nous invite donc, nous ses disciples, à gérer nos biens matériels avec fidélité, comme un moyen que Dieu nous confie pour aider autour de nous, et non comme si Mammon (l’argent) était notre Dieu. 
Il suggère que ce comportement fidèle permettra à Dieu de nous donner “ les choses plus grandes” (v.10), “ les richesses véritables ” (v.11), “ ce qui est à nous ” (v.12), c’est à dire ce qu’il nous réserve dans le Royaume de Dieu, les valeurs spirituelles qui constituent la “ vie éternelle ”.
 

  • 3e Règle:
Comme les autres images, la parabole sert à illustrer une doctrine, mais la parabole ne peut pas servir de base au développement d’une autre doctrine.

Au contraire, le sens des paraboles doit être interprété en harmonie avec les enseignements doctrinaux de la Bible.
 

    Remarque : 
Ne pas confondre « doctrine » et « pratique particulière ». 
Une doctrine est un enseignement sur un sujet déterminé, par exemple la doctrine du retour de Jésus. 
    Comme exemple de « pratique particulière », on peut citer la coutume du lavement des pieds, pratiquée par certains chrétiens.

 p.ex.  Mt 25/1-13: La leçon de la parabole des dix vierges est qu’il faut veiller et être prêt pour le retour du Seigneur, comme l’indique le rapprochement des v.1 et 13  ; Mt 24/44 et 25/10,13.

[Et non la nécessité d'être baptisé du Saint-Esprit pour être sauvé!].Dans cette parabole, l’huile des lampes ne représente pas le Saint-Esprit, et il n’est pas nécessaire de trouver une signification doctrinale à tous les détails (lampes, nombre des jeunes filles, etc…), alors que Jésus a voulu simplement illustrer la nécessité de veiller et d’être prêt pour son retour.
        Une parabole sert à illustrer une doctrine qui est exprimée clairement dans le contexte. On ne peut pas établir sur une parabole une doctrine particulière qui n’est pas exprimée par ailleurs clairement dans la Bible.


Exercice 4.2.
 Qu’est-ce que Jésus a voulu illustrer par la parabole de Mt 5/25, 26 ?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

 5. INTERPRÉTATION DES SYMBOLES DE L’APOCALYPSE

     Un certain nombre de symboles sont interprétés par l’apôtre Jean lui-même. Ces interprétations sont les seules sûres. Elles peuvent servir de point de départ pour essayer d’en comprendre d’autres.

Références Symboles Ce qu’ils représentent
(Indiqué clairement dans le texte)

.

* deux symboles différents pour la même chose!# deux symboles différents pour la même chose!

+ deux symboles différents pour la même chose!

¤ deux symboles différents pour la même chose!

= manifestement, Rome, la capitale de l’Empire. 


Exercice 5.1.
Par quels symboles Christ est-il représenté explicitement dans le livre de l’Apocalypse (c’est à dire d’après une déclaration explicite du texte de ce livre)?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

 6. INTERPRÉTATION DES TYPES. 
(Notions élémentaires de TYPOLOGIE)

Principe de la Typologie:
        Des objets, des personnes ou des actions de l’Ancien Testament (appelés « types ») représentent symboliquement une réalité spirituelle qui est clairement exprimée dans le Nouveau Testament.

 « La première alliance avait, elle aussi, ses ordonnances relatives au culte et son sanctuaire terrestre… Le Saint Esprit montrait par là que l’accès du Saint des saints n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. C’est une figure pour le temps présent… »  (Hé 9/1, 8 et 9a)

Réf. Le « type », « l’ombre », 
le symbole.
la réalité en Christ

Règles d’Interprétation des Types. :
 

      « De nombreux abus ont été commis dans l’interprétation de nombreuses choses qui semblaient être des types dans l’Ancien Testament. Il nous reste donc à donner les conseils suivants:

1° accepter comme type ce qui est présenté comme tel dans le Nouveau Testament;

2° se rappeler qu’un type est inférieur à la réalité correspondante et qu’en conséquence tous les détails du type ne s’appliquent pas à la réalité;

3° ne jamais oublier que, de temps en temps, un type peut préfigurer différentes choses;

4° se rappeler que les types, comme le reste des figures ou images, ne nous ont pas été donnés pour servir de base et de fondation à la doctrine chrétienne, mais pour illustrer et présenter les doctrines d’une manière vivante à notre Esprit. »

Éric Lund


Exercice 6.1.
Quelles sont les règles d’interprétation des types qui sont semblables à celles concernant l’interprétation des paraboles ?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

 7. HÉBRAÏSMES.

Définition:
Les hébraïsmes sont des expressions typiques de l’hébreu, qu’on ne peut traduire mot à mot sous peine de faire erreur (ce sont des expressions idiomatiques). C’est l’ensemble de l’expression idiomatique qui exprime une pensée particulière.

7.1. « Fils de… » :

L’expression « fils de… » ne signifie pas toujours un lien de parenté
    Mt 8/12 : « Fils du Royaume »
    1R 20/35 et 41: « Fils des Prophètes »
Elle désigne des personnes qui appartiennent à un groupe défini.L’expression « fils de… » sert souvent à souligner ce qui caractérise une personne :
 Ps 102/21: « pour délivrer les fils de la mort » (litt.)
                   = pour délivrer ceux qui vont périr (Seg.).
Lc 20/36: « ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection »
Jn 17/12: « fils de perdition »
Lc 10/6: « s’il se trouve là un enfant de paix »
Ac 4/36: « fils d’exhortation / de consolation » = « l’exhorteur ».


Exercice 7.1.
Citez dans la lettre aux Éphésiens quatre passages où l’expression« fils de… » ou « enfant de… » ne peut être prise au sens littéral d’un lien de parenté.
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

7.2. Préférence.
    Le contraste « Aimer / haïr » est utilisé en hébreu pour exprimer une préférence: (haïr = aimer moins).
Lc 14/26: « s’il ne hait pas son père et sa mère… » = s’il ne me préfère pas à son père, sa mère…
La même vérité est exprimée sans hébraïsme en Mt 10/37.


Exercice 7.2.
Comment expliquer ce texte de Rm 9/13 où Dieu semble dire : « J’ai haï Ésaü » ?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite) .

7.3. Gradation

Une gradation  est exprimée par une négation suivie d’un contraste ( mais… ).
C’est l’ensemble de l’expression idiomatique qui exprime la pensée.
Ce serait une erreur de ne considérer que la première partie seule.
Mc 9/37: « Quiconque me reçoit, reçoit non pas moi, mais celui qui m’a envoyé ».
Ac 5/4: « ce n’est pas (seulement) à des hommes que tu as menti, mais (aussi) à Dieu ».
1Co 1/17: « ce n’est pas (seulement) pour baptiser que Christ m’a envoyé, mais pour évangéliser ».
Ep 6/12: « nous n’avons pas à lutter contre les (seuls) hommes, mais (aussi) contre les dominations… »
1P 3/3,4: « Ayez, non cette parure extérieure… mais (plutôt) la parure intérieure » (id.: 1Tm 2/9 et 10).


Exercice 7.3.
Jésus interdit-il de travailler pour notre subsistance, d’après Jn 6/27 ?
(Répondre par écrit et voir le corrigé ensuite)

7.4. Les liens de parenté.

    « Fils » peut être utilisé pour désigner un descendant quelconque.
p.ex.  2S 19/24: Méphiboscheth appelé « fils de Saül », est en réalité son petit-fils (2S 9/6).
2R 8/26: Athalie, « fille » d’Omri est en ralité petite-fille d’Omri.    « Père » peut désigner un ancêtre quelconque.
Ac 15/10: « un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter… »

    « Frère » peut désigner un parent plus ou moins proche:
Gn 14/12-16: Lot, « frère » d’Abraham (il est en réalité son neveu)…
mais aussi un frère de même mère: 1 S 16/13: « l’oignit au milieu de ses frères »    cf. v.11.

7.5. Pseudo-commandement.

    L’hébreu exprime sous la forme d’un commandement ce qui en réalité est une simple permission, (ou même une expression ironique).
Ez 20/39: « allez servir chacun vos idoles ! »
Nb 22/20: Balaam « lève-toi, va avec eux, mais tu exécuteras la parole que je te dirai ».
Ap 22/11: « que celui qui est injuste soit encore injuste! Que celui qui est souillé se souille encore! »

7.6. « se repentir »

N’a pas le même sens dans le N.T. au sujet d’un pécheur (regretter une faute, ou se convertir: Ac 8/22: « repens-toi de ta méchanceté! »), que dans l’A.T. au sujet de Dieu (changer d’opinion, d’attitude, changer d’avis).
Gn 6/7: « je regrette de les avoir faits ».
Jr 18/8-10: « je me repens du bien que j’avais l’intention de lui faire ».
Jon 3/9,10: « si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas… ».

7.7. « entrailles. « 

Selon la culture hébraïque, le siège des sentiments est situé dans les entrailles, d’où des expressions idiomatiques qui ne peuvent être traduites mot à mot :« entrailles de miséricorde »
Lc 1/78: « grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu ».
          = « grâce à l’ardente miséricorde de notre Dieu » (Seg.78).
Col 3/12: « revêtez-vous d’entrailles de miséricorde » (Seg. 1910).
            = « …de sentiments de compassion » (Seg. 75).
            = « …d’ardente compassion » (Seg.78).

  »ses entrailles se sont émues »
Gn 43/30: « il brûlait de tendresse pour son frère » (Seg.78).
1R 3/26 ; Es 16/11: « mes entrailles frémissent comme une harpe ».

  »fermer ses entrailles »
Ps 17/10 ; 1 Jn 3/17 = « fermer son cœur » (Seg.78).
2Co 6/12: « vos entrailles se sont rétrécies » (Seg. 1910).
                 « c’est votre cœur qui s’est rétréci pour nous » (Seg. 75).
                 « c’est en vous-mêmes que vous êtes à l’étroit » (Seg.78).
————————-

 8. APPENDICE: L’HERMÉNEUTIQUE BIBLIQUE.

(W. H. Beuttler) 
8.1: NATURE DE L’HERMÉNEUTIQUE.

 1) L’herméneutique
 Le terme herméneutique est dérivé d’un mot grec qui signifie « interpréter ou expliquer ». Il désigne la science qui établit et classe les principes, les règles et les méthodes par lesquels on s’assure du sens du langage d’un auteur. 2) L’herméneutique biblique.
 L’herméneutique biblique est l’herméneutique limitée à l’interprétation de la Bible. C’est par conséquent la science qui établit et classe les principes, règles et méthodes par lesquels le sens des Écritures est déterminé.

 3) L’exégèse
- L’exégèse est l’application des principes de l’herméneutique à la Bible en vue d’obtenir sa signification correcte. L’herméneutique est une science, l’exégèse est un art.

  1.  

      NÉCESSITÉ DE L’HERMÉNEUTIQUE BIBLIQUE.

 La nécessité de l’herméneutique biblique provient de nombreux facteurs dont certains sont dus : 1) A la langue
     Les langues dans lesquelles la Bible fut écrite, l’hébreu, le grec et l’araméen, diffèrent beaucoup du français aussi bien par la construction grammaticale que par l’usage idiomatique et présentent beaucoup de problèmes philologiques à l’interprète.

 2) A la culture orientale de la Bible
     La Bible est un livre oriental et à cause de cela beaucoup de passages sont fortement colorés de l’imagination des habitants de l’Orient et de leur style d’expression figuratif ; par exemple 2 S 22/8-9 ; Ct 2/8.

 3) A l’ancienneté de la Bible
     La Bible est un livre ancien. C’est pourquoi elle contient des références à des manières et des coutumes dont certaines ont disparu depuis longtemps, p.ex.  Ruth 4/7.

4) A la diversité de la Bible
     Les 66 livres de la Bible furent écrits par environ 36 auteurs. Ces auteurs différaient par leur profession, leur caractère et leur entourage personnels, les circonstances dans lesquelles ils écrivirent et l’époque à laquelle ils vécurent. Ces différences et d’autres encore affectèrent leurs écrits et on doit en tenir compte pour déterminer la signification particulière des mots employés par un auteur.

 5) A la traduction
     Les versions françaises de la Bible ne sont jamais que des traductions et beaucoup des règles spéciales de l’herméneutique biblique sont nécessaires à cause des difficultés rencontrées dans la traduction, surtout des manuscrits hébreux et grecs.

 6) A la mutabilité
     La Bible fut écrite à différentes époques au cours d’une période d’environ 1500 ans et la signification des mots change constamment. Il faut donc s’attendre à ce que même les livres écrits à différentes époques dans la même langue contiennent naturellement quelques différences dans l’utilisation des mots. De même la signification de certains mots dans une traduction changera avec le temps. Exemple: le mot « charité » se dirait actuellement « amour ».

8.3. LES ORIGINES DE L’HERMÉNEUTIQUE

 1: L’HERMÉNEUTIQUE JUIVE.

     La première compilation des écrits sacrés semble avoir été faite par Esdras. A partir de ce moment un scribe devint un copiste et un commentateur autorisé de l’Écriture sacrée. Ce fut l’origine de l’herméneutique.

 2: DÉTÉRIORATION DE L’INTERPRÉTATION.

     Les scribes de la période succédant à Néhémie non seulement copiaient les livres sacrés et expliquaient leur signification, mais ils attribuèrent une valeur à chaque lettre et comptèrent leur nombre. Tandis que c’était une sauvegarde contre les interpolations et les changements, le fait d’attacher une valeur numérique à chaque lettre conduisit à imposer des significations fantastiques à de simples déclarations historiques.
    Par exemple, les lettres du nom « Éliézer » ont une valeur numérique de 318. (Les lettres de l’alphabet hébraïque sont aussi utilisées pour les chiffres). Dans Gn 14/14, il nous est dit qu’Abraham avait 318 serviteurs. Ceci était supposé indiquer que la valeur d’Éliézer, l’intendant d’Abraham, (Gn 15/2) était égale à la valeur des serviteurs d’Abraham.

 3: ORIGINE DE LA TRADITION JUIVE.

     Les interprétations des scribes devinrent les traditions à partir desquelles fut construite la loi orale. Elles devinrent de plus en plus vastes et compliquées à mesure que de nouvelles légendes et des interprétations allégoriques étaient ajoutées par un scribe après l’autre.
    C’est l’origine de l’exégèse juive légaliste et homilétique qui avait une autorité égale à celle des livres sacrés. La substance de ces traditions est conservée dans le Talmud.

4: CRITIQUES CONTRE LA TRADITION JUIVE.

1) L’attitude de Christ
    – Christ a condamné les traditions juives courantes des anciens qui donnaient de l’importance aux choses extérieures et annulaient les commandements de Dieu, Mc 7/1-13. 2) L’attitude de Paul
    – Paul comme Christ a dénoncé les fables judaïques et les commandements des hommes, (Tite. 1/14), car ils les détournent de la vérité au lieu de les y conduire. Il a aussi reproché aux croyants de continuer « selon les commandements et les enseignements des hommes » (Col 2/20-23).

3) Conclusion
    – La conclusion de l’attitude de Christ et de l’apôtre Paul envers les traditions juives est que l’Écriture seule est la source de la vérité et le critère pour toutes les questions religieuses.

8.4 L’INTERPRÉTATION DE LA BIBLE AU COURS DES SIÈCLES.

1: DÉVELOPPEMENT DE DIVERSES MÉTHODES d’INTERPRÉTATION.

 Quand l’Ancien et le Nouveau Testaments prirent leur forme canonique et leur autorité et qu’ils devinrent un sujet d’étude, ils offrirent un champ des plus engageants pour la recherche littéraire et la controverse théologique. C’est pourquoi au cours des âges de nombreuses méthodes d’interprétation ont apparu entre le troisième et le dix-huitième siècles.
        Retour au texte

2: NATURE DE CES MÉTHODES.

 1) La méthode allégorique
     Cette méthode exposée par Origène rejette le sens littéral de certains récits de l’Écriture et les regarde comme de simples histoires illustrant une vérité, comme dans Gn 3/6-7 ; Gn 28/10-21.
           effets de cette méthode2) La méthode mystique
     Cette méthode visait à faire connaître le sens obscur des Écritures quand il ne pouvait pas être obtenu par les moyens ordinaires De cette manière les pierres de l’oreiller de Jacob, (Gn 28/11, étaient interprétées comme des intelligences spirituelles qui lui communiquaient une connaissance d’un certain caractère.
           effets de cette méthode

3) La méthode autoritaire
     Cette méthode revendique l’autorité de l’Église pour interpréter les Écritures pour le peuple. La tradition, les décisions des conciles et les édits des papes diminuèrent considérablement la liberté personnelle d’interprétation des Écritures.
           effets de cette méthode

4) La méthode logique
     Le principe de cette méthode, qui fut aussi promulguée par Origène est que la Bible doit être rigoureusement expliquée selon son propre langage à l’aide de la logique de l’analyse et que les mêmes règles d’exégèse doivent être observées que celles observées pour l’interprétation de n’importe quel autre livre.
           effets de cette méthode

5) La méthode piétiste
     Selon le mode d’exposition piétiste, l’interprète prétend être guidé par une « lumière intérieure » reçue comme une « onction du Très Saint ». Les règles de grammaire et le sens courant des mots ne sont pas pris en considération et la « lumière intérieure de l’esprit  » est tenue pour être la source permanente et infaillible de la « révélation ».
           effets de cette méthode

6) La méthode rationaliste
     Cette méthode subordonne l’interprétation à l’autorité souveraine de la raison et interprète les phénomènes surnaturels comme étant de simples compromis avec les notions superstitieuses et les ignorances des temps où ils se produisirent.
           effets de cette méthode

7) Laméthode naturaliste
     La principale différence entre la méthode rationaliste et la méthode naturaliste est que les naturalistes allèrent plus loin dans leur rationalisme que les rationalistes La méthode naturaliste vise à retirer toute valeur aux Écritures et rejette toute intervention surnaturelle dans les affaires humaines.
           effets de cette méthode

8) La méthode morale
     Cette méthode, introduite par Emmanuel Kant, tenait que, puisque les Écritures furent avant tout données pour l’amélioration morale de l’homme, chaque verset devrait être expliqué, ou si nécessaire tordu ou forcé, de manière à enseigner quelques leçons morales profitables, et cela sans se préoccuper de son sens historique.
           effets de cette méthode
 

3: EFFETS DE CES MÉTHODES D’INTERPRÉTATION.

1) Effets des méthodes allégorique et mystique.
     Les excès intolérables et désordonnés auxquels ces méthodes d’interprétation conduisirent inévitablement montrèrent la nécessité de méthodes d’interprétation plus saines. C’est pourquoi Lucien, Jérôme et Diodore d’Antioche introduisirent un système plus scientifique et plus profitable d’étude biblique en suivant des règles de grammaire qui mirent un obstacle aux interprétations allégoriques et mystiques si populaires à l’époque où ils vivaient. retour2) Effets de la méthode autoritaire
     L’Église s’efforça de standardiser l’interprétation et de la sauvegarder contre les excès démesurés des interprétations individuelles au moyen de la méthode autoritaire ; mais le remède fut pire que le mal. Comme l’Église romaine usurpait à elle seule le droit d’interpréter les Écritures, l’examen individuel et l’interprétation personnelle devinrent inutiles et même furent non seulement découragés mais aussi interdits.
 Sous la domination d’un tel système, la Bible tomba en désuétude parmi le commun peuple ; de la part du clergé elle fut pervertie pour servir les passions et les intérêts des chefs d’une Église corrompue. Ceux qui osaient interpréter les Écritures par eux-mêmes et publier leurs interprétations, étaient chassés comme des bêtes sauvages, torturés, mis à mort et brûlés comme hérétiques.     La méthode autoritaire, qui avait placé un corps législatif entre l’âme et Dieu, eut en outre pour résultat de conduire à la Réforme qui rejeta complètement l’autorité de l’Église et par conséquent sa méthode arbitraire d’interprétation.

     Avec la Réforme, de nouveaux principes d’herméneutique furent introduits parmi lesquels les plus importants furent:

a) L’importance de l’inspiration des Écritures. L’inspiration des Écritures fut mise en honneur plus qu’elle ne l’avait été jusque là.

b) L’analogie de la foi. Selon cette règle chaque passage de l’Écriture doit être interprété conformément à la teneur de l’ensemble de la vérité révélée.

c) L’étude comparative des Écritures. Elle consiste à interpréter l’Écriture en comparant un passage avec tous les autres passages qui peuvent se rapporter au sujet considéré.

retour3) Effets de la méthode logique
     Malgré les grands progrès faits par l’interprétation logique, un extrême succéda à un autre. Dans leur effort de réagir contre les méthodes défectueuses d’interprétation, les interprètes permirent à la tendance intellectuelle de devenir prépondérante au détriment de l’élément esthétique des Écritures  ; l’interprétation devint ainsi rigide et froide. En outre ils ne tinrent pas suffisamment compte du fait que le Saint-Esprit est l’auteur de ce livre, en faisant une classe à part et réclamant l’illumination du Saint-Esprit pour le comprendre. C’est pourquoi leur interprétation était insuffisante pour les besoins spirituels de l’homme. retour4) Effets de la méthode piétiste
     Cette « lumière intérieure » conduisit à beaucoup d’interprétations divergentes et irréconciliables parmi les piétistes. Ils mettaient l’accent sur une foi aveugle et émotionnelle et ils dégénérèrent rapidement dans un mysticisme superstitieux et dans l’extravagance. Bien qu’ils admettent la sainteté des Écritures, leurs soi-disant principes et règles étaient désordonnés et irrationnels et ne pouvaient conduire qu’à la confusion s’éloignant de la vérité au lieu de s’en rapprocher. retour5) Effets de la méthode rationaliste
     Cette méthode se développa comme remède contre les effets dégénérescents de la méthode piétiste, mais finirent par prendre une forme très destructrice. Les rationalistes mutilèrent la révélation et nièrent l’enseignement scripturaire concernant les miracles, le sacrifice substitutif, la résurrection, le châtiment éternel, et l’existence des anges et des démons. retour6) Effets de la méthode naturaliste
     Cette méthode cherchait à détruire l’élément surnaturel dans les Écritures et expliquait les miracles de Jésus soit comme des actes de bonté soit comme des démonstrations d’adresse médicale racontés à la manière particulière de l’époque. Par exemple, Jésus marchant sur la mer, selon les naturalistes, marchait en réalité sur le rivage de sorte que quand Pierre sauta dans la mer, Jésus put étendre sa main depuis le rivage et le sauver. retour7) Effets de la méthode morale
     Comme la partie historique de la Bible était considérée comme incapable d’apporter quoi que ce soit pour améliorer les hommes, on devait la traiter avec indifférence et en disposer à son gré ; cette méthode conduisit à discréditer l’origine divine de la Bible et à lutter contre (au lieu de pour) la foi révélée une fois pour toutes aux saints. reprendre les EFFETS DE CES MÉTHODES

LEÇONS TIRÉES DE CES MÉTHODES D’INTERPRÉTATION.

1) L’esprit humain est enclin à osciller comme un pendule d’un extrême à l’autre.

2) Le développement des émotions au détriment de la connaissance intellectuelle finit par conduire au fanatisme, à l’erreur, et à la tromperie.

—————————FIN————————————–

(Traduit et publié avec l’aimable autorisation de l’auteur)


Parvenu à la fin de cette étude, n’oubliez pas d’effectuer une révision de l’ensemble de l’étude,
et de demander le Test d’Évaluation.
Envoyez ensuite celui-ci à l’adresse ci-dessous:cours-biblique….

ou par voie postale :

Enseignement Biblique à Distance
B.P. 13598
31035 TOULOUSE CEDEX 1
FRANCE



 

CORRIGÉS d’EXERCICES

R. 1. 5.
La Bible s’explique par elle-même (elle est son propre interprète).
Les enseignements qui sont donnés dans divers passages des Écritures se complètent les uns les autres harmonieusement, chacun révélant un aspect différent de la vérité.
  Retour
 


R. 2.1.1.
Ep 1/19: b ; 2P 1/5: a ; Ga 4/23:c.
 Retour
 
 


R. 2.2.1.
Dt 9/23: sens 1  ;  Jg 9/15,16: sens 3 ;  Ha 2/4: sens 1.
Rm 10/17 : sens 1  ;  Jude 3 : sens 2 ;  Ga 2/20 : sens 1.
 Retour
 


R. 2.1.3.
Si le monde (4) a de la haine pour vous, sachez qu’il m’a haï avant vous . Si vous étiez du monde (4), le monde (4) aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde (4), et que je vous ai choisis du milieu du monde (3), à cause de cela, le monde (4) a de la haine pour vous.
 Retour
 


R. 2.2.2.
Ex. 12/8: sens 1; Nb 18/15: sens 2 ;  Ps 78/39: sens 2;
 Ps 145/21: sens 4 ;  Jr 17/5: sens 7; Jr 45/5: sens 4
Ez  11/19: sens 5 ;  Joël 2/28: sens 4 ;  Jn  6/63: sens 7 ;
Ga 4/23 : sens 7 ;  Ph 1/24 : sens 1, sens propre.
 Retour
 


R. 2.2.4.
2R 2/2: sens 4; Ps 6/5: sens 4;  Luc 12/20: sens 2 ;
1Th 5/23: sens 1; Hé 4/12: sens 1; 2P 2/14: sens 3;
Ap 18/13: sens 1; Ap 18/14: sens 4.
 Retour
 


R. 2.2.3.
Ex. 12/13,23: sens 1 ;  Mt. 27/24: sens 3 ;  1Cor 10/16: sens 4 ;
Hé 9/22: sens 1.
 Retour
 


R. 2.3.1.
La parenthèse qui commence à Ep 3/2 va jusqu’à la fin du chapitre 3.
La parenthèse qui commence à Ph 1/27 va jusqu’à 2/16.
 Retour
 


R. 2.3.3.
Les v.10-13 indiquent qu’il faut comprendre cette injonction au sens étroit, c’est à dire limité aux croyants.
 Retour
 


R. 2.3.2.
Le mot mystère désigne ici l’intention de Dieu de réunir toutes choses en Christ. (Intention qui était restée cachée jusqu’à la venue de Christ).
 Retour
 


R. 2.3.4.
Le contexte du paragraphe montre qu’il s’agit, non des chrétiens en général et de leurs bonnes œuvres, mais des serviteurs de Dieu et de leur manière de travailler. (Dans ce contexte, le feu représente l’examen rigoureux qui aura lieu au jour de Christ, et qui éprouvera l’œuvre de chaque ouvrier, « la manière dont il a bâti »). Il ne s’agit donc pas du purgatoire.
 Retour
 


R. 2.3.5.
Jésus indique dans le contexte du paragraphe, au v.63, qu’il faut prendre ces mots non au sens matériel, mais au sens figuré: « C’est l’esprit (le sens spirituel de ce qui a été dit) qui vivifie… la chair (le sens matériel) ne sert de rien ».
 Retour
 
 


R. 2.5.1.
Le sens du mot âme dans ces deux versets est explicité dans le passage parallèle de Luc 9/25: « Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde s’il se détruisait ou se perdait lui-même ». Dans Marc, le mot âme est donc employé dans le sens de « vie » et non d’une partie de l’être humain.
 Retour
 


R. 2.4.1.
La lettre aux Galates a pour objectif de réfuter les doctrines qui sapent la justification par la foi. Dans Romains, le chapitre 14 a pour objectif de rétablir la paix entre divers groupes de l’assemblée de Rome, (qui comprenait des chrétiens d’origine païenne et d’origine juive).
 Retour
 


R. 2.5.2.
« le Saint-Esprit par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » confirme qu’il s’agit de la nouvelle naissance, qui donne le salut et non du Baptême du Saint Esprit.
 Retour
 


R. 2.6.1.
Ac 3/18: « par la bouche de tous ses prophètes ».
1Co 15/3,4: « selon les Écritures ».
 Retour
 


R. 3.2.
Dans le contexte du chapitre, le v.15 indique le remède: « qu’ils s’avouent coupables », et non l’exorcisme du démon! Le second sens est le bon.
Selon la règle de l’objectif du LIVRE: Le message global du livre d’Osée (Israël infidèle à Dieu) confirme cette conclusion.
 Retour
 


R. 3.1.
Remarquons que le Royaume de Dieu n’est pas de ce monde. Il faut donc retenir le sens figuré de cette expression, c’est à dire l’autorité de remettre ou de retenir les péchés, par la prédication de l’évangile. « Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux ».
 

Le texte grec dit « aura été lié…. aura été délié » 
(voir par exemple la note marginale de la version Segond, révisée 1975, dite Scofield). 
Cela signifie que cette action ne sera effective sur la terre qu’après avoir été accomplie dans le domaine spirituel. 
(Le sacrifice de Jésus est la base du pardon, qui devient effectif dans le ciel selon l’attitude de foi ou d’incrédulité de l’individu).
« lié » = refus de l’évangile. Cf. l’expression « le sort de la personne est scellé » par le refus du salut.
« délié » = dégagé de sa culpabilité par la repentance (conversion): la repentance libère du jugement.

Parallèle de mots: Mt 18/18: « Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre… tout ce que vous délierez… » Cette autorité n’est pas donnée à Pierre seulement, mais elle est donnée à l’assemblée des disciples.

 Retour
 


R. 3.4.
    On remarque d’abord que ces deux passages parallèles parlent de la même chose. Le mot charisme se trouve dans le texte grec des deux passages (Parallèle de mots).
    Le contexte du PARAGRAPHE de 2Tm 1/6  parle du « témoignage » au v.8 : Paul rappelle à Timothée que c’est en vue d’un témoignage dépourvu de timidité qu’il avait reçu ce « don de Dieu ».
    Or, (Parallèle d’idées) c’est en vue du témoignage que Jésus a promis aux disciples qu’ils seront baptisés dans le Saint Esprit. (Act 1/8 : Vous recevrez une puissance, celle du Saint Esprit, et vous serez mes témoins…) .
     Parallèle d’idées : L’image de la flamme (2Tm 1/6) rappelle l’effusion du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, où les disciples ont été baptisés dans le Saint-Esprit.   Il s’agit donc du « baptême dans le Saint-Esprit » que Timothée avait reçu lors de l’imposition des mains et la prière  de Paul et des anciens, avec prophétie.

    (Cette conclusion est confirmée par les Parallèles de Mots:
Ac 2/38 où Pierre dit, le jour de la Pentecôte, « et vous recevrez le don du Saint-Esprit » en parlant du baptême dans le Saint-Esprit. Il dit, en parlant du baptême dans le Saint-Esprit : « le don de Dieu » (Ac 8/20), et « le don du Saint-Esprit » dans (Ac 10/45) ; etc.

        Remarque :
    Il serait erroné de conclure de 1Tm 4/14 que l’imposition des mains permet de communiquer « un don spirituel » particulier. Dans ces deux contextes, il n’y a aucune allusion à un « don spirituel » particulier que Timothée aurait reçu à cette occasion.
Rappel : le mot charisme ne signifie pas toujours « don spirituel » ; il a d’autres significations.

 Retour
 


R. 3.3.
Contexte de la PHRASE: « tous les cœur s’alarmeront » donc, il s’agit d’une disposition de cœur.
Cette expression se rapproche de l’expression française « le moral est bas ». Retour
 
 


R. 3.5.
Contexte du PARAGRAPHE: Le Contraste avec le v.7 indique qu’il s’agit d’une attitude de cœur.
(ce que confirme l’original grec, qui ne contient pas le mot « esprit », mais un mot qui signifie « penchant-à-la-dispute ») ; cf. v.5.
 Retour
 


R. 3.6.
Contexte de la PHRASE: « vous qui êtes spirituels » indique qu’il s’agit de la douceur de l’Esprit de Dieu (fruit de l’Esprit).
 Retour
 
 


R. 3.8.
Parallèle d’Idées: 1Co 7/40: « je crois avoir l’Esprit de Dieu ».
« mon esprit » = l’esprit qui m’a été donné, l’Esprit de Dieu.
Ce texte signifie donc que l’Esprit de Dieu, qui habite Paul, sera présent lorsque les Corinthiens se réuniront pour juger cette affaire.
 Retour
 


R. 3.7.
Contexte de la PHRASE: Le début de la phrase indique que c’est l’Esprit que Dieu a donné, donc le Saint-Esprit, avec ses diverses caractéristiques: force, amour, sagesse, qui sont tout le contraire de la timidité.
Passage parallèle: Luc 11/13: « Le Père céleste donnera le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ».
 Retour
 


R. 3.9.
L’expression « livré à Satan » s’éclaire, dans le contexte du paragraphe, compte tenu des v. 10 et 13, et par le Parallèle d’Idées: Mt 18/17 « qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain »… Hors de l’Église, il est sans protection contre Satan.
« pour la destruction de la chair… afin que l’esprit soit sauvé » s’explique par le Parallèle de MOTS: Ro 8/5 à 13. L’objectif visé est que, par la repentance, cet homme trouve la vie de l’esprit et que la chair soit crucifiée. L’homme nouveau, « l’esprit », pourra alors être sauvé.
 Retour
 


R. 3.10.
Contexte de la PHRASE: v.35, « Si elles veulent s’instruire…. qu’elles interrogent leur mari à la maison ».
Contexte du LIVRE: au ch. 11, v.5: « toute femme qui prie ou qui prophétise… »
Donc, puisqu’elles peuvent prier et prophétiser,  l’interdiction de parler ne peut être comprise dans un sens absolu,
mais au sens étroit de « poser des questions » .
 Retour
 


R. 3.11.

Sens Propres (sens littéraux)  Sens Figurés
Vent  Esprit de Dieu Esprit Saint Créature spirituelle Partie de l’être humain  Signification spirituelle Disposition de cœur
Mt 7/25,27Jn 3/8 a 2R 2/15Ez 36/26Jn 1/32,33

Jn 3/5,6,8b

Jn 3/34

Jn14/17,26

Jn 15/26

Jn 16/13

Rm 8/15

2Tm1/7

2Ch 18/20Lc 9/39Lc 24/37,39 *

Ac 19/
12,13

1Jn 4/1

Gn 45/27Ez .21/12Mal .2/15

Lc 24/45 *

Jn11/33

Jn 13/21

Jn 19/30

1Co 6/20

1Co 14/15,16

1Th 5/23

Jn 6/63bAp 19/10 Nb 5/14Nb 14/24Dt. 2/30

Ec .7/8

2R 19/7

Ez 18/31

Osée 5/4, 15

Lc  9/55 

Rm 2/8

Ga 6/1 

Ph 1/17 *

1P 3/4

                        * Note: le mot esprit se trouve dans ce texte en français, mais pas dans le grec.
Mais les mêmes règles d’herméneutique s’appliquent.

 Retour
 


R. 4.1.
Dans Lc. 8/6 et 13 le roc représente ceux qui n’ont point de racine, qui croient pour un temps (cœur qui n’a pas de profondeur).
 

Dans Lc. 6/47,48 |
|
Et dans Mt 7/24|

le roc représente la mise en pratique de la parole de Dieu.

Dans Mt 16/18, le roc, le rocher désigne la confession de foi que Jésus est le Christ.

 Retour
 
 


R. 5.1.
« Celui qui ressemble à un fils d’homme »Ap. 1/17,18
« Le lion de la tribu de Juda…
… l’agneau immolé » Ap. 5/5,6
 Retour
 


R. 4.2.
Jésus a voulu illustrer que tout différend avec les hommes doit être réglé avant de se présenter devant Dieu.C’est l’enseignement qu’il a donné aux v. 23 et 24…

On ne peut donc en tirer la doctrine selon laquelle il serait possible d’être sauvé de l’enfer ou du purgatoire après avoir payé sa dette!
 Retour
 


R. 6.1.
La règle n°2: Tous les détails du type ne sont pas à prendre en compte.
La règle n°3: Un même type peut représenter différentes choses.
La règle n°4: Un type ne peut servir de base à développer une doctrine, mais seulement à l’illustrer.
 Retour
 


R. 7.1.
Ep 1/5: « enfants d’adoption ».
Ep 2/2 ; 5/6: « les fils de la rébellion ».
Ep 2/3: « des enfants de colère », cf. Col 3/6.
Ep 5/8: « marchez comme des enfants de lumière ».
 Retour
 
 


R. 7.3.
Non, Jésus s’exprime par un hébraïsme qui veut dire « travaillez non (seulement) pour la nourriture qui périt, mais (aussi) pour celle qui subsiste pour la vie éternelle ».
 Retour
 


R. 7.2.
Le contraste « J’ai aimé Jacob et j’ai haï Esaü » est un hébraïsme qui signifie « J’ai préféré Jacob à Ésaü »
(« J’ai mieux aimé Jacob qu’Esaü »).
 Retour
 


Parvenu à la fin de cette étude, n’oubliez pas d’effectuer une révision de l’ensemble de l’étude,
avant de faire le Test d’Évaluation, que vous pouvez demander à : cours-biblique…

Envoyez ensuite celui-ci pour évaluation à :
    cours-biblique…

ou à l’adresse postale ci-dessous:

      Enseignement Biblique à Distance
      B.P. 13598
      31035 TOULOUSE CEDEX 1
      FRANCE


27 Réponses à “Institut (cours) biblique en ligne (gratuit) leçons 4 : HERMÉNEUTIQUE”

  1. emile franklin dit :

    salut je juste voulais savoir comment je pourrais faire pour prendre ce cours merci

  2. adeeyo theophilus dit :

    les cours sont ils sanctionnes d »un diplome de fin de cours

  3. Patou dit :

    bonjour . je voudrais continuer à recevoir ce cours.
    merci

  4. marius dit :

    salut
    je voudrais savoir si ces cours sont sanctionnés par un diplôme de formation

  5. KOWE T. T. Hubert dit :

    Bonjour

    j’aimerais savoir:
    1) comment faire pour avoir ces cours,
    2) la fin sera-t-elle sanctionnée par un parchemin?

  6. BELABE dit :

    les modalités pour prendre ce cours

  7. pele castro dit :

    bonjour,
    comment faire pour avoir ces cours ?

  8. GUY NKELA dit :

    Bonjour,

    Comment faire pour avoir ce cours.

  9. dossou dit :

    je voudrasi bien apprendre sur DIEU
    MERCI

  10. Sr Cinthia Edouard dit :

    j’aimerais etudie par correspondance.

  11. Marcelusl dit :

    je voudrais suivre ce cours

  12. TOBADE dit :

    Je désire étudier avec votre institut. Est-elle ouverte aux catholiques.
    Merci

  13. schadrac M. dit :

    j’aimerais beneficier de cette etude par couriel.
    quelles sont les modalités svp?
    que Dieu vous benisse

  14. nsakala pembele dit :

    c’est impeccable , mais la bible contient plusieurs forme littéraire entre autre : les métaphore , les comparaisons , les narrations, les prophéties , lois et autres …..

  15. Mosley Saint-Jean dit :

    je me suis tres ravi de faire cette etude bien complete le cours Hermeneutique en ligne. J’ai tout appris et compris comment faire et examiner un texte biblique ou un message. Et aussi d’ etablir la difference entre homiletique, exegese et hermeneutique.

    Merci beaucoup.

  16. YAO Saint-clair dit :

    merci pour ces cours. y a t-il une possibilité de s’inscrire?

  17. Matip Maurice dit :

    merci pour le cours comment s’incrire

  18. N'GUESSAN KONAN JEAN JACQUES dit :

    QUE DIEU VOUS BINISSE

  19. JAcquelin Sajous dit :

    Cher Directeur General

    Je suis entierement heureux d’etre en ligne sur votre Institut Biblique (cours). si vous me permettez d’ouvrir mon dossier pour apprendre plus la Bible… J’ai une Ecole Biblique aux Gonaives Haiti a un effectif de 50 etudiants pour etudier la Bible. Pouvez vous s’il vous plait, L’Institut (Cours) Biblique en ligne… avec nous pour donner des documents aux etudiants. J’espere entendre votre reponse avec succes. que Dieu vous benisse tous.

    Pastor Jacquelin Sajous
    Eglise Baptiste du Calvaire des Gonaives

  20. Dreid Ainey dit :

    Bonjour,
    je suis à la recherche d’un institut biblique ou je puis suivre des cours de théologie (cours bibliques) pas trop chers sanctionnés par un diplôme. (quel qu’il soit). j’habite le Bénin.

  21. hugo dit :

    bonjour,

    je viens de faire une rencontre exceptionnelle en parcourant votre site qui va me demander un travail de patience pour comprendre tout ce qui est dit.
    Cependant j’aurai aimé être guider dans une recherche concernant : LE VERBE, nous devons semer le VERBE afin qu’il produise des fruits en tout genre et de toute nature.
    merci de vous lire
    cordialement hugues

  22. yaya dit :

    salut
    je veux etudier avec vous

  23. Esther dit :

    Bjn, comment s’inscrire a vous cours ?

  24. ANOMAN Joel Calixte dit :

    je veux m’inscrire poursuivre les cours avec vous. comment faire et faire aussi les évaluations Dieu vous bénisse

  25. Eric AKABLA dit :

    je voudrais m’inscrire, comment cela se passe?

  26. sierra lima dit :

    1) comment faire pour avoir ces cours,
    2) la fin sera-t-elle sanctionnée par un parchemin?

  27. belendessie dit :

    bonjour très chers monsieur dans la foi en jésus. je suis intéresse à pouvoir suivre les cours d’institut biblique par correspondance. alors j’aimerai savoir comment cela va se passé et quel diplôme recevrai je à la fin? et en combien de temps elle ce fera?

Laisser un commentaire